Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Ce n’est point cela ; comme nous l’avons exposé lorsque, par la suite, nous avons pris connaissance de son texte, montrant qu’il ne constitue en rien une preuve pour quiconque distingue entre l’affranchissement, le divorce et autres dispositions ; bien au contraire, il indique que l’auteur de cette opinion est en contradiction avec tout ce qui a été rapporté des Compagnons, tant dans la négation que dans l’affirmation ; ainsi, sa formulation est une preuve à l’appui du répondant, non à sa charge.

Le répondant rédigea d’abord cette brève réponse en une seule séance, et le ḥadith de ʿUthmān b. Ḥāḍir ne lui était parvenu que tel qu’Aḥmad l’avait mentionné de façon sommaire dans la réponse qu’il donna aux questionneurs ; personne ne l’avait cité, dans ses réponses, avec sa chaîne de transmission et son texte exact.

Deuxièmement : la formulation même de ce ḥadith est une preuve contre celui qui l’invoque tout en distinguant entre l’affranchissement et le vœu ; l’adversaire l’a cité (1) d’après le Muṣannaf d’ʿAbd al-Razzāq, et Aḥmad a précisé qu’il ne l’avait entendu que d’ʿAbd al-Razzāq.

ʿAbd al-Razzāq dit :
« Maʿmar nous a informés, d’après Ismāʿīl b. Umayya, d’après ʿUthmān b. [Abī] (2) Ḥāḍir, lequel a dit : Une femme des habitants de Dhī Aṣbaḥ s’assit (3) et déclara : “Mes biens sont sur la voie d’Allah et ma servante est affranchie s’il ne fait pas telle ou telle chose” – à propos d’un acte que son mari réprouvait ; son mari jura donc de ne pas le faire. On interrogea alors Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbās à ce sujet, et ils dirent : “Quant à la servante…” »

(1) Dans le texte original : «ذَكَر»، mais la lecture correcte serait vraisemblablement «أَثْبَتُّ», que j’ai retenue. (2) L’addition est empruntée à l’al-Awsat, aux Sunan et au Musannaf. Note : dans certains passages du texte original on trouve «عثمان بن حاضر» et dans d’autres «عثمان بن أبي حاضر» ; cette variante résulte d’une confusion : l’imam Aḥmad a en effet écrit par erreur «عثمان بن أبي حاضر», et, selon Ibn Ḥajar également, il s’agit d’une méprise. Voir : al-Tārīkh al-kabīr, vol. 3, p. 200 ; Tahdhīb al-Kamāl, vol. 19, p. 349 ; Taqrīb al-Tahdhīb, n° 4489. (3) Dans le Musannaf : «حَلَفَتَ».
غير هذا؛ كما قد بينا ذلك لمَّا وَقَفْنَا بعد ذلك على لفظه، وبَيَّنَّا أنه ليس فيه حجة لمن فَرَّقَ بين العتق والطلاق وغيرهما؛ بل فيه ما يدل على أَنَّ قائل ذلك مخالفٌ لجميع ما نُقِلَ عن الصحابة في النفي والإثبات؛ فكان لفظه حجة للمجيب لا عليه. والمجيب كتب هذا الجواب المختصر أولًا في قعدةٍ واحدة، ولم يكن بلغه حديث عثمان بن حاضر إلا كما ذكره أحمد ذكرًا مجملًا في جواب السائلين له، لم يروه أحد في جواب السائلين بإسناده ولفظه. الثاني: أن لفظه حجة على المحتجِّ به المفرِّق بين العتق والنذر، وقد ذكره (١) المعترض عن مصنف عبد الرزاق، وقد ذكر أحمد أنه لم يسمعه إلا من عبد الرزاق. فقال عبد الرزاق: أخبرنا معمر، عن إسماعيل بن أمية، عن عثمان بن [أبي] (٢) حاضر قال: جَلَسَت (٣) امرأة من أهل ذي أصبح فقالت: مالي في سبيل الله وجاريتها حرة إن لم يَفعل كذا وكذا ــ لشيءٍ كرهه زوجها ــ فحلف زوجها ألا يفعله، فسئل عن ذلك ابن عمر وابن عباس، فقالا: أما الجارية
(١) في الأصل: (ذكر)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٢) الزيادة من الأوسط والسنن والمصنف. تنبيه: وقع في بعض المواضع من الأصل (عثمان بن حاضر) وفي بعضها (عثمان بن أبي حاضر)، وهذا عائد إلى الاختلاف في ذلك؛ فقد غلَّط الإمام أحمد عبدالرزاق في قوله: عثمان بن أبي حاضر. وقال ابن حجر ــ أيضًا ــ: وهو وهمٌ. انظر: التاريخ الكبير (٣/ ٢٠٠)، تهذيب الكمال (١٩/ ٣٤٩)، تقريب التهذيب (٤٤٨٩). (٣) في المصنف: (حَلَفَت).

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