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Il a dit :
« Quant à sa parole : “et la formulation exacte ne nous a pas été transmise [textuellement] (1)”, elle est surprenante pour deux raisons.
La première : une telle objection ne serait pertinente que s’il admettait que, pour certaines expressions du serment (2), il prononce la réalisation de l’engagement ; il appliquerait alors le vestige rapporté à cette expression – comme c’est la procédure chez nous et chez les maîtres des écoles juridiques réputées, ainsi que tu le constateras. Mais si, selon lui, un serment, quelle que soit sa formulation, ne produit jamais d’effet, il n’y a alors aucun intérêt à connaître l’expression au sujet de laquelle Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbâs ont jugé qu’elle produisait effet (4). »
La réponse se décline en plusieurs points :
Le premier : l’affaire n’est pas telle qu’il le prétend, car parmi les formules conditionnelles comportant exhortation ou interdiction se trouvent des formules qui constituent un acte exécutoire ; nul n’a affirmé qu’il s’agirait d’un serment exigeant expiation, mais il subsiste une controverse quant à savoir si le divorce s’y réalise ou non, et personne n’a soutenu qu’il y ait là un serment.
Parmi ces formules, il en est d’autres qui constituent bel et bien un serment au sujet duquel existent les trois avis connus ; cela ne se produit que lorsque la conséquence est une chose que l’auteur de la condition répugne à voir se réaliser [et il l’a exprimée par une tournure qui en invalide l’indication], et ce, sous d’autres aspects encore.