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L’objection dit :
« Et sa parole : « S’il est authentique, il existe à ce sujet une divergence entre les Compagnons » n’établit la divergence entre les Compagnons que si chacun des deux récits (1) est authentifié (2) et exempt de tout défaut. En présence d’une cause d’irrégularité, il est envisageable que les deux soient authentiques, ou seulement le premier, ou seulement le second ; dans ces deux dernières éventualités, la divergence ne s’établit pas, et pour nous la simple éventualité suffit (3). »
Réponse :
Ces propos sont viciés dans la forme et dans le fond, dans l’expression comme dans la substance ; ils ne reposent sur aucune prémisse correcte ni sur un raisonnement valide.
Quant à leur corruption formelle et verbale, on dira :
Le répondant a affirmé : « Si le récit est authentique, il y a là une divergence entre les Compagnons – qu’Allah les agrée ». Il n’a donc mentionné la divergence qu’à la condition de l’authenticité de ce récit, après avoir déjà établi l’authenticité de l’autre.
L’objection recevable serait alors : « Nous ne concédons pas que, si ce récit est authentique, la divergence soit établie, car celle-ci ne s’établit que si le ḥadîth de Laylâ bint al-ʿAjamāʾ est authentique, or il ne l’est pas – ou, à tout le moins, nous n’en reconnaissons pas l’authenticité (4). »
Quant à dire : « Dans ces deux hypothèses la divergence n’est pas établie », le répondant n’a établi la divergence que sur la supposition de l’authenticité du ḥadîth d’Ibn Ḥāḍir, puisqu’il avait déjà démontré l’authenticité de l’autre ; dès lors, il ne