On ne connaît, parmi les gens de science, aucun savant qui ait rendu fatwâ conformément à ce dernier avis ; à l’inverse, s’agissant du premier, il s’est toujours trouvé dans l’Islam des jurisconsultes pour le suivre. Le Livre, la Sunna et l’analogie manifeste l’étayent, tandis que l’autre n’est appuyé par aucune preuve authentique.
Cinquième point : quand bien même ce récit serait établi, il ne pourrait servir qu’à contrecarrer ce qui est rapporté d’Ibn ‘Umar – ou d’Ibn ‘Umar et d’Ibn ‘Abbâs. Quant aux transmissions émanant de Ḥafṣah, de Zaynab et d’autres Compagnons, rien de leur part ne vient contredire cette version.
Partant, quand bien même on supposerait qu’Ibn ‘Umar et Ibn ‘Abbâs n’auraient jamais divergé quant à l’obligation d’exécuter ce sur quoi porte le serment, cela ne mettrait pas fin à la divergence des autres Compagnons.
Le propos est d’établir qu’il existe bien un différend touchant le serment assorti de l’affranchissement ; nous n’avons nullement prétendu qu’il y ait consensus sur ce point. Or, dès que la divergence est avérée, quelle qu’en soit l’hypothèse, l’objectif est atteint.