Je dis :
— Ce récit, qui s’oppose au premier en ce qui concerne la fatwâ d’Ibn ʿUmar, fait pencher – comme nous l’avons indiqué – en faveur de l’hypothèse de l’omission. L’auteur l’a d’ailleurs déclaré défaillant, deux feuillets plus loin, affirmant que le premier athar est plus solide, que ses transmetteurs comptent parmi les imâms du savoir et les fuqahâ’ qui savent ce qu’ils rapportent, tandis que ce récit-ci présente un caractère d’étrangeté (1) et que son libellé (2) ne nous est pas parvenu de façon établie ; si toutefois il se révélait authentique, il y aurait alors divergence entre les Compagnons (3).
Réponse :
L’imâm Aḥmad a bel et bien confirmé (4) que, dans le ḥadith de Laylâ bint al-ʿAjmâʾ, il est question de la marche jusqu’à La Mecque.
Al-Marwadhî rapporte :
« J’ai interrogé Abû ʿAbd Allâh au sujet du ḥadith d’Abû Râfiʿ, l’histoire de son épouse : elle consulta Ibn ʿUmar et Ḥafṣa, qui lui prescrivirent l’expiation d’un serment.
Je demandai : — Y figure-t-il la marche ?
Il répondit : — Oui ; j’incline à y voir l’obligation d’une expiation de serment. »
Abû ʿAbd Allâh ajouta :
« Personne, hormis al-Taymî, ne rapporte dans cette version la formule : “Tout esclave qui m’appartient est affranchi.” »
Or la marche est mentionnée dans la version rapportée par Ashʿath, où l’on trouve également cette parole : « Tout esclave qui lui appartient est affranchi. »
Je n’ai pas rencontré de chaîne où figure la marche sans l’affranchissement, mais les voies de transmission sont nombreuses.