Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Les Compagnons se sont exprimés sur deux positions ; la divergence mentionnée ne concerne que Ibn ʿUmar, tandis que l’on ne rapporte aucune divergence, à ce sujet, de Ḥafṣa ni de Zaynab(1). Ainsi, nul ne transmet des Compagnons, avec une chaîne recevable, que l’obligation prenne effet, sans que l’on ne possède d’eux, avec une chaîne encore plus solide, le contraire : qu’elle ne prend pas effet et qu’une expiation de serment suffit.

Ibn Ḥazm, suivi par d’autres, prétend qu’il existe chez les Compagnons un troisième avis, à savoir qu’aucune obligation ne s’attache à ce serment et qu’aucune expiation n’est due. Pour Ibn Ḥazm, les Compagnons compteraient donc trois opinions, auxquelles aucune des écoles d’Abū Ḥanīfa, de Mālik ou d’al-Shāfiʿī ne correspondrait ; l’avis d’Aḥmad, quant à lui, rejoint celui d’al-Shāfiʿī. Les disciples d’al-Shāfiʿī et d’Aḥmad, toutefois, n’attribuent aux Compagnons qu’un seul avis : l’expiation, sauf pour l’affranchissement.

Ils n’ont jamais rapporté, de la part des Compagnons, une parole établissant une distinction entre l’affranchissement et les autres actes ; bien au contraire, la version transmise d’eux implique que tout ce dont on a juré devient obligatoire. Il y est seulement précisé que, s’agissant des biens, la Zakāt en fait partie. Si cet énoncé devait concorder avec une opinion, ce ne serait qu’avec celle qui impose au sermentaire d’accomplir tout ce qu’il a juré, position défendue par Mālik et Abū Ḥanīfa dans la version la plus célèbre rapportée plus haut, tout en ne retenant pas de leur côté la quotité du quart du dixième.

Ainsi, aucune preuve ne saurait être tirée des Compagnons, ni par ceux qui imposent l’obligation totale, ni par ceux qui distinguent entre divorce, affranchissement et autres cas. Quant à la distinction entre divorce et le reste, elle n’a été rapportée d’aucun musulman avant Abū Thawr, ni avec une chaîne authentique ni même faible.

(1) Dans le texte original : (عنها).
الصحابة على القولين، والاختلاف المذكور هو عن ابن عمر، وأما حفصة وزينب فلم يختلف عنهما (١) في ذلك؛ فلا يَنقل أحد عن الصحابة بإسناد مقبول أن ذلك يلزم إلا ونقل عنه بالإسناد الذي هو أثبت منه أنه لا يلزم بل تجزئ فيه كفارة يمين. وابن حزم وموافقوه يَدَّعون أَنَّ للصحابة فيها قولًا ثالثًا، وهو: أنه لا يلزم ولا كفارة يمين، وابن حزم يجعل فيها للصحابة ثلاثة أقوال، وأَنَّ مذهب أبي حنيفة ومالك والشافعي لا يوافق واحدًا منها؛ فمذهب أحمد كمذهب الشافعي، وأما أصحاب الشافعي وأحمد فلا يجعلون للصحابة في ذلك إلا قولًا واحدًا وهو التكفير إلا في العتق، وهم لم ينقلوا عنهم في العتق قولًا بالفرق بينه وبين غيره، بل هذا القول المنقول عنهم يقتضي لزوم جميع ما حَلَفَ به، ولكن فيه أن في المال زكاته، وهذا لو وافق لم يوافق إلا قول من يلزم الحالف ما حلف به، كما يقوله مالك وأبو حنيفة في الرواية المشهورة المتقدمة عنه، لكن هما لا يقولان بربع العشر، فلم يكن عن الصحابة حجة لأحد ممن يقول باللزوم، ولا من يقول بالفرق بين الطلاق والعتاق وغيرهما، وأما الفرق بين الطلاق وغيره فلم يُنْقَل عن أحدٍ من المسلمين قبل أبي ثور لا بإسناد صحيح ولا ضعيف. * * * *
(١) في الأصل: (عنها).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies