Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

On avance également l’avis suivant : le divorce et l’affranchissement prennent effet obligatoirement, tandis que, pour le reste, l’expiation d’un serment suffit. Or, aucune des deux opinions n’a été transmise des Compagnons avec une chaîne de transmission. L’exception du seul divorce n’a été rapportée d’aucun des Anciens, ni avec une chaîne authentique ni même faible. Quant à l’exception du divorce et de l’affranchissement ensemble, elle est rapportée de certains Successeurs, comme on l’a mentionné d’al-Ḥasan dans une version, bien qu’il existe à ce sujet une divergence.

Quant à l’attribuer à ʿÂʾisha, cela est infondé : on ne connaît personne qui l’ait rapporté d’elle, que la chaîne soit authentique ou faible. Au contraire, ce qui est transmis d’elle avec chaîne est le contraire, puisqu’il est rapporté qu’elle fut l’une des jurisconsultes dans le ḥadith de Laylâ bint al-Aʿjamâʾ, où l’on évoque l’affranchissement.

Cela étant, nous n’avons cité la parole d’aucun Compagnon, Successeur ou savant pour en faire une preuve irréfutable, mais seulement pour exposer les différentes écoles des musulmans sur cette question. Il est désormais établi que la divergence au sujet de l’affranchissement est attestée chez plusieurs Compagnons et Successeurs, et que cette parole est rapportée par la majorité des savants qui transmettent les positions des Salaf ; certains l’ont approuvée, d’autres l’ont contestée, tout en affirmant son authenticité. La chaîne qui porte ce récit compte parmi les plus solides par lesquelles la science est transmise ; ses narrateurs figurent parmi les plus éminents rapporteurs consignés dans les deux Ṣaḥîḥ et les plus fiables. Ainsi, la preuve est en faveur de ceux qui confirment l’obligation de l’affranchissement.

Si l’on admettait qu’Ibn ʿUmar – ou d’autres – aient, à une autre occasion, rendu une fatwâ selon laquelle celle qui prête un tel serment serait tenue de réaliser ce qu’elle a juré : affranchissement, offrande sacrificielle, aumône et pèlerinage, on ne pourrait en conclure, au maximum, que la question se trouve

(1) Au texte original : « لإسناد ». Il me semble toutefois que la lecture que j’ai retenue est la plus juste. (2) Voir : pp. 721-722, 754-755. (3) Au texte original : « فإن ». Il me semble toutefois que la lecture que j’ai retenue est la plus juste.
أيضًا: أن الطلاق والعتاق يلزم، وفي الباقي يجزئ كفارة يمين؛ فكل من هذين القولين لم ينقل عن الصحابة بإسناد، واستثناء الطلاق وحده لم ينقل عن أحد من السلف لا بسندٍ (١) صحيح ولا ضعيف، وأما استثناء الطلاق والعتاق فهو منقول عن بعض التابعين، كما نُقِلَ عن الحسن في رواية مع اختلافٍ عنه في ذلك (٢) . وأما نقل ذلك عن عائشة؛ فباطل لم يعرف أن أحدًا نقله بإسناد لا صحيح ولا ضعيف، بل المروي عنها بالإسناد نقيض ذلك، فقد روي أنها أحد المفتين في حديث ليلى بنت العجماء وفيها ذكر العتق. وإذا كان كذلك؛ فنحن لم نذكر قول أحد من الصحابة والتابعين والعلماء للاحتجاج به، بل قصدنا ذكر مذاهب المسلمين في هذه المسألة، وقد تبين أن النزاع في العتق ثابت عن غير واحد من الصحابة والتابعين، وأنَّ هذا مما يَنقله عامة أهل العلم الناقلين لمذاهب السلف، منهم من وافقه ومنهم من خالفه، وأنهم جزموا بصحة ذلك عنهم، وأن الإسناد الذي فيه هذا النقل من أصح الأسانيد التي يروى بها العلم، ورجالُها من أعلى رجال الصحيحين [٦٧/ أ] وأثبتهم نقلًا، وأن الحجة فيه مع من أثبت العتق. وإذا قُدِّرَ أَنَّ ابن عمر وغيره أفتوا مرة أخرى، بأن (٣) مثل هذه الحالفة يلزمها ما حلفت به من عتق وهدي وصدقة وحج؛ فغاية هذا: أن تكون المسألة في
(١) في الأصل: (لإسناد)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٢) انظر: (ص ٧٢١ - ٧٢٢، ٧٥٤ - ٧٥٥). (٣) في الأصل: (فإن)، ولعل الصواب ما أثبتُّ.

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