« … par le pèlerinage », et d’autres disent : « Son bien est voué au hady », d’autres encore : « Il sera suspendu aux verrous de la Ka‘ba ; tout son bien est sur le sentier d’Allah, et son bien est aumône destinée aux pauvres ». Tout cela constitue un serment.
Ainsi, le fait de se dépouiller de ses biens ou de jurer en employant une formule qui implique la mécréance a été rapporté par la plupart d’entre eux ; quant à l’homme courroucé(1), il jure, dans l’emportement, par tout cela, ou par davantage, ou par moins : tout cela relève bel et bien du serment, selon l’intention qu’il donne à son engagement. C’est pourquoi celui qui cite ce genre de propos se contente d’en mentionner un ou deux exemples, puis ajoute : « et tout ce qui y ressemble », ou : « des formules analogues », comme l’a dit Ṭâwûs.
Ibn Ḥazm(2) rapporte d’ailleurs : « Il est authentiquement établi que Ṭâwûs a dit : “Le serment comprenant l’affranchissement, ou : ‘mon bien est un hady’, ou : ‘tout ce que je possède est dans le sentier d’Allah’, et ce qui s’en rapproche : il suffit d’en acquitter l’expiation d’un serment.” »
Quant à la fatwâ d’Ibn ʿUmar mentionnée(3) comme allant à l’encontre de cela, dans le ḥadith de ʿUthmân b. Ḥâḍir(4), on répond : ce récit est soit authentique, soit non authentique ; s’il ne l’est pas, il ne vaut pas preuve. S’il est authentique, il ne contient rien d’autre que l’assimilation entre le serment comportant l’affranchissement et les autres formules, quant à l’obligation résultant de ce que l’on s’est imposé ; il n’y a là aucune distinction entre l’affranchissement et le reste. Quiconque rapporte d’Ibn ʿUmar ou d’un autre Compagnon qu’il aurait fait une différence, dans ce domaine, entre l’affranchissement et les autres serments, en se fondant sur ce texte, a donc menti à leur sujet ; car leurs propres paroles affirment clairement l’égalité de toutes ces formules, soit en les rendant toutes obligatoires, soit en prescrivant pour toutes l’expiation d’un serment.
Et personne n’a transmis, ni d’Ibn ʿUmar ni d’un autre Compagnon, qu’il ait déclaré : « L’affranchissement est obligatoire, tandis que pour le vœu, l’expiation d’un serment suffit » ; jamais ils n’ont tenu de tels propos