Tel transmetteur mentionne ce qu’un autre passe sous silence, bien que l’événement soit, sans aucun doute, solidement attesté.
Dans la version rapportée par Sulaymân al-Taymî :
« Elle sera juive, elle sera chrétienne ; tout esclave qui lui appartient est affranchi et tout son bien est voué aux bêtes offertes en sacrifice, si jamais il ne répudie pas son épouse. »
Dans la version d’Ashʿath :
« Elle sera un jour juive, un jour chrétienne ; tout esclave qu’elle possède est libre ; tout son bien est consacré à la voie d’Allah et elle devra se rendre à pied à la Maison d’Allah, si tu ne les sépares pas. »
Dans la version de Ghâlib, d’après Bakr :
« Tout son bien sera suspendu aux anneaux de la Ka‘ba ; elle sera tour à tour juive, chrétienne, puis zoroastrienne, si tu ne te sépares pas de ton épouse. »
Dans la version de Ḥumayd al-Ṭawîl, d’après Thâbit et Bakr :
« Son bien et tout ce qu’elle possède seront suspendus aux anneaux de la Ka‘ba ; elle entrera en état d’iḥrâm pour un pèlerinage, et elle sera tour à tour juive, chrétienne et zoroastrienne, si tu ne répudies pas ton épouse. »
Dans la version de Jisr :
Il est seulement rapporté qu’elle a juré de vouer des bêtes en sacrifice et d’affranchir des esclaves, sans autre précision.
Al-Bukhârî, quant à lui, n’a retenu que le serment portant sur l’aumône, lorsqu’elle déclara : « Mon bien est aumône pour les pauvres. »
Il ne fait aucun doute que certains de ces rapporteurs ont transmis le sens plutôt que la lettre, que d’autres se sont limités à une partie de ce qui a été énoncé ; il se peut aussi que l’un d’eux remplace un terme par un autre qu’il juge de même portée, ou qu’il ait oublié l’expression exacte et l’ait rapportée selon le sens qu’il avait compris à l’écoute.
C’est ainsi que l’un rapporte : « Il m’incombe de marcher », tandis qu’un autre dit : « Et je suis en état d’iḥrâm » ; dans les deux cas, il s’agit d’un serment.