considéré comme une contradiction ; toutefois, lorsque ceux qui passent ce supplément sous silence sont plus nombreux, cela devient un motif qui entraîne la divergence des savants quant à l’acceptation dudit supplément.
Exemple [65/b] : dans ce récit, la plupart des versions indiquent que les personnes interrogées sont Ibn ‘Umar, Ḥafṣa et Zaynab bint Umm Salama. Seul Ashʿath, d’après (1) Bakr ibn ʿAbd Allâh, ajoute Umm Salama et ʿÂʾisha ; et, dans certaines versions qu’Ashʿath rapporte de Bakr (2), il mentionne également Ibn ʿAbbâs aux côtés de ʿÂʾisha et d’Umm Salama. Ghalib, transmettant de Bakr, affirme que les personnes consultées furent Umm Salama et Ibn ‘Umar, tandis que Sulaymân al-Taymî, Jisr ibn al-Ḥasan et Ḥumayd ne citent que les trois premiers.
Ainsi, celui qui énonce de façon absolue que l’addition provenant d’un narrateur digne de confiance est recevable, sans tenir compte du nombre ni de la précision, considérera que cette fatwâ émane de sept Compagnons : Ibn ‘Umar et Ibn ʿAbbâs (3), trois Mères des croyants — ʿÂʾisha, Ḥafṣa et Umm Salama —, ainsi que Zaynab, la fille élevée par le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui.
Quant à celui qui examine de près le nombre de ceux qui mentionnent ou omettent l’information et leur degré de fiabilité, il affirmera que les personnes interrogées étaient Ibn ‘Umar, Ḥafṣa et Zaynab, la fille élevée par le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui.
Il pourra ensuite dire : Ashʿath, seul, ne peut rivaliser en nombre ni en précision avec ceux qui ne citent que ces trois-là, tels al-Taymî, Jisr ibn al-Ḥasan et Ghalib.
Il pourra encore dire : Ghalib a confondu Umm Salama avec la fille d’Umm Salama, tandis que d’autres, dotés d’une meilleure mémoire que lui, précisent que la personne interrogée était Zaynab bint Umm Salama, et non Umm Salama elle-même.