Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

ainsi que Rawḥ ibn ʿUbādah.

Quant à la version transmise par Jisr ibn al-Ḥasan, elle a été rapportée de lui par l’imām al-Awzāʿī. Or ceux-ci sont des imâms parmi les plus illustres dépositaires du savoir. En dehors d’eux, nul ne l’a récusée ; simplement, Ḥumayd aṭ-Ṭawîl ne l’a pas mentionnée, pas plus que Ghâlib de la part de Bakr, d’après ce qui nous est parvenu (1). De surcroît, l’opposant n’a cité aucune voie où figure la formulation d’at-Taymî avec ses divers éléments, si ce n’est quelques chaînes.

Quant à al-Bukhârî – qu’Allah lui fasse miséricorde –, il a, dans son Târîkh (2), abrégé les récits sans en reproduire la teneur exacte ; son but était de mentionner les narrateurs de cet athar, non d’en rapporter le libellé. C’est pourquoi il n’a retenu dans son texte que le serment portant sur la ṣadaqa du patrimoine, car la controverse relative au serment engageant la ṣadaqa du patrimoine est plus vaste et plus connue que la controverse touchant l’ensemble des formes de taʿlîqât. De là la multiplicité des avis émis par les savants sur ce point :
– il a été dit : l’obligation porte sur la totalité du patrimoine ;
– il a été dit : seulement sur les biens soumis à la zakât ;
– il a été dit : sur le tiers du patrimoine ;
– il a été dit : sur un quart d’un dixième du patrimoine (3).

Dès lors, l’affirmation de celui qui avance :

« Le parti qui omet la mention l’emporte par le nombre de ses rapporteurs (4) »

n’est recevable que s’il est établi que ceux qui n’ont pas mentionné cet ajout sont réellement les plus nombreux ; or il ne s’agit là que d’une allégation gratuite.

(1) Dans l’original figurait « lam nablaghnā » ; la lecture vraisemblablement correcte est « mā athbattu ». (2) Dans l’original figurait « fī ṣaḥīḥihi » ; la lecture correcte est « mā athbat ». Le répondant l’a attribuée à l’ouvrage at-Tārīkh dans des passages antérieurs et ultérieurs, sans doute parce qu’il a devancé la main du copiste. Voir : at-Tārīkh al-Kabīr, vol. 1, p. 435. (3) Ibn al-Mundhir a exposé en détail les avis des savants et leurs preuves sur cette question dans al-Awsat (t. 12, pp. 109-115). (4) Dans l’original figurait « riwāya » ; la lecture « al-muthabbat » est plus juste.
ورَوح بن عبادة. ورواية جسر بن الحسن رواها عنه: الأوزاعي؛ وهؤلاء أئمة من أَجَلِّ حملةِ العلم وأوعيته، وغيرُ هؤلاء لم ينفها أحدٌ منهم، ولكن لم يذكرها حميد الطويل، ولا ذكرها غَالِبٌ عن بكر فيما بلغنا (١) ، ولا ذكر المعترض طريقًا فيها ذكر لفظ التيمي بأشياء متعددة إلا عدة الطرق. وأما البخاري - رحمه الله - فهو في تاريخه (٢) اختصر الروايات لم يسقها بألفاظها؛ فإنَّ مقصوده ذكر الرجال الذين رووا هذا الأثر، لم يكن مقصوده ذكر لفظه؛ ولهذا لم يذكر في لفظه إلا الحلف بصدقة المال؛ فإن النزاع في الحلف بصدقة المال أكثر وأشهر من النزاع في جميع صور التعليقات، ولهذا كان للعلماء فيه أقوال كثيرة. قيل: بلزوم جميع المال، وقيل: المال الزكوي، وقيل: ثلث المال، وقيل: ربع عشر المال (٣) . وإذا كان كذلك؛ فقول القائل: (إنَّ جانب الإسقاط يرجح بعدد راويه (٤) )؛ إنما يصح إذا ثبت أن الذين لم يذكروا هذه الزيادة أكثر، وهذه دعوى مجردة.
(١) في الأصل: (لم يبلغنا)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٢) في الأصل (في صحيحه)؛ والصواب ما أثبت. وقد عزاه المجيب للتاريخ في مواضع متقدمة ولاحقة، ولعله سبق قلم من الناسخ. انظر: التاريخ الكبير (١/ ٤٣٥). (٣) قد بسط أقوال أهل العلم وأدلتهم على هذه المسألة ابن المنذر في الأوسط (١٢/ ١٠٩ - ١١٥). (٤) في الأصل: (رواية)، والمثبت أصح.

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