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Quant à son propos :
« Il se peut que le parti de l’abrogation l’emporte par le nombre de ses rapporteurs(1) et par le récit relatif à la fatwā d’Ibn ʿUmar qui s’en écarte, transmis de lui par ʿUthmān ibn Ḥāḍir – comme on le verra –, tandis que, du côté de l’affirmation, se trouve ici un facteur de prépondérance : la haute stature de Sulaymān at-Taymī et son mérite. Il s’agit là d’une pondération qualitative, alors que la première, fondée sur le nombre, est une pondération quantitative(2). Dans un tel cas, il incombe au mujtahid de mettre en balance les deux arguments conjecturaux et d’agir selon celui dont la prépondérance s’impose à son esprit. À la pondération numérique s’ajoute ici la fatwā d’Ibn ʿUmar qui contredit l’affirmation, sans oublier que Ḥumayd n’est pas dépourvu de mérite, bien qu’il soit inférieur à Sulaymān(3). »
Il sera répondu par plusieurs points :
- L’affirmation touchant l’affranchissement et l’expiation qui en découle – ainsi qu’il a été mentionné – est rapportée par Sulaymān at-Taymī, l’imām, juriste vertueux ; elle est également rapportée par Ashʿath ibn ʿAbd al-Malik al-Ḥamrānī et par Jisr ibn al-Ḥasan.
Ont transmis ce récit de Sulaymān at-Taymī : son fils al-Muʿtamir ibn Sulaymān et Yaḥyā ibn Saʿīd al-Qaṭṭān – tous deux comptant parmi les plus grands imāms de leur époque quant à la fiabilité, la maîtrise, la science et la piété.
Le récit d’Ashʿath a été transmis de lui par Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī, qāḍī de Baṣra,