Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

en la mentionnant ; or, tous les autres rapporteurs qui l’ont transmis de lui ne l’ont pas mentionnée, et cela constitue un défaut ḥadīthique qui impose de suspendre son acceptation, à moins que la version affirmative ne soit étayée par des éléments rendant, selon la prépondérance de la probabilité, son côté plus fort que celui de l’omission (1).

Réponse :
Quant à son affirmation :
« Il s’agit d’un défaut ḥadīthique qui impose de suspendre l’acceptation de cet ajout, à moins que la version affirmative ne soit étayée par des éléments rendant, selon la prépondérance de la probabilité, son côté plus fort que celui de l’omission » (2),
on répond :

Cet ajout – à savoir la mention de l’affranchissement dans la formule – a bel et bien été confirmé par ceux-là mêmes sur le témoignage desquels l’auteur de l’objection, et d’autres avec lui, se sont appuyés pour rapporter l’unanimité quant à l’absence d’expiation dans le cas du divorce ou quant à son effectivité. Leur référence essentielle, ainsi que celle des autres, pour transmettre ce consensus est Abû Thawr et ceux qui partagent sa position, tels Muḥammad ibn Naṣr al-Marwazî, Muḥammad ibn Jarîr aṭ-Ṭabarî, Ibn ʿAbd al-Barr, ainsi que ceux qui rapportent l’unanimité des autorités dignes de foi, à l’instar d’Ibn al-Munḏir ; or, tous ceux-ci ont établi cet ajout.

Ils ont, en outre, rapporté de ces Compagnons – et d’autres parmi les Tābiʿīn – qu’une expiation est requise dans le cas de l’affranchissement lorsque quelqu’un dit : « Si je fais telle chose, alors tout esclave qui m’appartient est affranchi ». Ils ont explicitement mentionné l’affranchissement dans le ḥadīth de Laylà bint al-ʿAjmāʾ, et l’ensemble des savants venus après eux les a suivis à ce sujet, relatant les paroles de ces Compagnons et de ceux [63/b] des Tābiʿīn qui partagent leur avis, à savoir que celui qui jure par l’affranchissement s’acquitte d’une expiation de serment.

Ces traditionnistes ont, de plus, transmis ce point par une autre voie que celle de Sulaymān al-Taymī, que l’Imâm Aḥmad a jugée défectueuse : ils l’ont rapporté par la voie d’Ashʿath ibn ʿAbd al-Malik (3) d’après Bakr ; Ashʿath en fut rapporté par Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī, et al-Anṣārī fut, à son tour, relayé par des transmetteurs tels qu’Abû Thawr.

(1) «al-Taḥqīq» (36/a). (2) Il répond dans Qāʿidat al-ʿuqūd (t. 2, p. 327) à l’argument fondé sur l’exception d’al-Taymī ayant apporté deux réponses. (3) À l’origine : suwwār, mais la lecture correcte est celle que j’ai retenue.
بذكرها، وسائر الرواة عنه غيره لم يذكروها، وهذه عِلَّةٌ حديثية تقتضي التوقف في قبولها، إلا أن يعتضد جانب الإثبات بأمور يغلب على الظن رجحانه على جانب الإسقاط) (١) . والجواب: أما قوله: (هذه علة حديثية تقتضي التوقف في قبولها، إلا أن يعتضد جانب الإثبات بأمور يغلب على الظن رجحانه على جانب الإسقاط) (٢) . فيقال: هذه الزيادة ــ وهي: ذكر العتق فيه ــ أثبتها الذين اعتمد المعترض وغيره على نقلهم للإجماع في عدم التكفير للطلاق أو في وقوعه، فإنَّ عمدته وعمدة غيره في نقل هذا الإجماع على أبي ثور ومن وافقه؛ كمحمد بن نصر المروزي ومحمد بن جرير الطبري وابن عبد البر، ومن ذكر إجماع من يَحفظ قوله كابن المنذر؛ وهؤلاء كلهم أثبتوا هذه الزيادة، ونقلوا عن هؤلاء الصحابة وغيرهم من التابعين إثبات الكفارة في العتق إذا قال: إِنْ فعلت كذا فكل مملوك لي حر، وبَيَّنُوا ذكر العتق في حديث ليلى بنت العجماء، واتبعهم على ذلك سائر أهل العلم بعدهم، فذكروا أقوال هؤلاء الصحابة ومَنْ [٦٣/ ب] وافقهم من التابعين في أنَّ الحالف بالعتق يجزئه كفارة يمين، وهؤلاء رووا ذلك من غير طريق سليمان التيمي التي عللها أحمد. رووه من طريق أشعث بن عبد الملك (٣) عن بكر، ورواه عن أشعث: محمد بن عبد الله الأنصاري، ورواه عن الأنصاري مثل: أبي ثور
(١) «التحقيق» (٣٦/ أ). (٢) وقد أجاب في قاعدة العقود (٢/ ٣٢٧) عن التعليل بانفراد التيمي بجوابين. (٣) في الأصل: (سوَّار)، والصواب ما أثبتُّ.

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