Il transmit ensuite d’Ibn Sīrīn et d’ash-Shaʿbī qu’ils le réprouvaient, et il déclara :
« (Eussit-il été authentiquement établi qu’ils l’avaient formellement interdit, il ne serait pas permis d’opposer leur avis à la Preuve (1) dans une question sur laquelle la communauté a fait unanimité. Que dire, dès lors, lorsqu’il n’est rapporté d’eux qu’une simple réprobation, doublée de divergences dans la transmission même de cette réprobation émanant de certains de ceux à qui elle est attribuée) (2). »
Ainsi – qu’Allāh lui fasse miséricorde – il revendique un consensus ainsi que l’authenticité du ḥadith attribué au Prophète – paix et bénédictions sur lui –, or l’un comme l’autre sont faibles.
Al-Bayhaqī (3) a dit, au sujet de ce ḥadith d’Ibn ʿAbbās : « Il l’a rapporté élevé (marfūʿ), tandis que d’autres l’ont relaté d’Amr ibn Dīnār, d’après Jābir ibn Zayd, d’après ʿAyn (4) – c’est-à-dire ʿIkrima – d’après Ibn ʿAbbās, sous la forme d’un récit arrêté (mawqūf). »
Le même récit a également été transmis (5) par la voie de Saʿīd ibn Manṣūr [et d’Abū Bakr al-Ḥumaydī] (6) : « Sufyān nous a rapporté, d’après ʿAmr, d’après Jābir ibn Zayd (7) [par l’intermédiaire de ʿAyn] (8), d’après Ibn ʿAbbās, qui a dit :
« Si le musulman immole et oublie de mentionner le Nom d’Allāh, qu’il mange, car le musulman porte en lui un des Noms d’Allāh. »