« Le divorce est prononcé deux fois ; ensuite, soit un maintien convenable, soit un renvoi avec bienfaisance. »
[al-Baqara : 229]
Abû Bakr ʿAbd al-ʿAzîz dit :
Nous avons consigné d’après Abû ʿAbd Allâh, au sujet du khulʿ, deux avis ;
– l’un d’eux affirme qu’il s’agit d’un divorce, et bien rares sont ceux qui l’ont rapporté de lui ;
– l’autre soutient qu’il s’agit d’une annulation du contrat, et nombreux sont ceux qui l’ont transmis de lui ; la pratique adoptée est qu’il s’agit d’une annulation du contrat, conformément à la position d’Ibn ʿAbbâs (1).
Aḥmad rapporte, d’après Ibn ʿUyayna, qu’Ibn ʿAbbâs a dit : « Ce qui provient de la part des femmes est un khulʿ, et ce qui provient de la part des hommes est un divorce », c’est-à-dire : une séparation (2). Il l’a ainsi transmis sous forme mursal.
Abû Bakr ʿAbd al-ʿAzîz dit encore : Il n’existe aucune divergence, selon Abû ʿAbd Allâh, quant au fait que le khulʿ est ce qui émane des femmes ; si cela émane des hommes, nul désaccord : c’est un divorce, non une annulation du contrat, mais bien un divorce (3).
L’intention ici est de montrer que Tāwûs a déclaré au sujet du khulʿ : « Ce n’est rien », c’est-à-dire : ce n’est