Ja‘far nous a rapporté : Shu‘ba nous a transmis, d’après ʿAbd al-Malik ibn Maysara, d’après Tāwūs, lequel a dit :
On l’interrogea au sujet du khulʿ. Il répondit : « Ce n’est rien. »
Un homme lui rétorqua : « Tu ne cesses de nous apporter quelque chose dont nous ignorons la réalité ! » Il dit alors : « Par Allāh, Ibn ʿAbbās a bel et bien réuni un homme originaire du Yémen et son épouse : il l’avait déjà répudiée deux fois, puis elle avait obtenu le khulʿ (1). »
Tāwūs, au sujet du khulʿ, déclare : « Ce n’est rien », voulant dire : « ce n’est pas un divorce », car ils le considéraient comme un divorce comptabilisé parmi les trois, de sorte que la femme deviendrait illicite à son époux après deux répudiations. Il dit donc : « Ce n’est rien » pour rejeter cette idée, non pour nier qu’il s’agisse d’une séparation légale ; car son avis, celui d’Ibn ʿAbbās et de la majorité des musulmans, est que le khulʿ constitue une séparation irrémédiable (bāʾina). Aucun musulman n’a jamais soutenu que le khulʿ équivaut à son inexistence, et nul musulman n’oserait le prétendre, puisque la légitimité du khulʿ est manifeste dans le Livre, la Sunna et l’unanimité de la communauté (2).
Tāwūs, de même que d’autres, possède à ce sujet de nombreuses réponses souvent citées. Ainsi, al-Athram rapporte dans ses Sunan [60/a] : « Ibn Abī Shayba nous a narré, [d’après Ibn ʿUyayna] d’après ʿAmr, d’après Tāwūs, d’après Ibn ʿAbbās — concernant le khulʿ — qu’il a dit : “Il ne s’agit que d’une séparation et d’une annulation, non d’un divorce ; Allāh mentionne le divorce au début du verset et à la fin, tandis que le khulʿ se trouve entre les deux, ce n’est donc pas un divorce.” » (3)
Allāh — exalté soit-Il — dit :