Ibn al-Muthannā nous a rapporté, Ibn Jaʿfar nous a informés ; Shuʿba a dit : « J’ai interrogé al-Ḥakam et Ḥammād au sujet d’un homme qui s’était accroché à son débiteur. Il lui déclara : “Si je te quitte, il ne t’incombera aucune aumône pour les nécessiteux.” Puis il le quitta. » Ils dirent : « Il ne lui incombe rien. » (1)
Il ajouta : « Nous avons omis de citer nombre de ceux qui partagent cet avis, afin de ne pas allonger le présent ouvrage. »
Il dit encore : « Si l’on objecte : “Il a pourtant été rapporté de ʿĀʾisha un avis contraire, selon ce que vous a transmis Muḥammad ibn al-Aʿlā ; Muʿtamir nous a rapporté, d’après son père, d’après Ibn Abī Najīḥ, d’après ʿAṭāʾ, lequel déclara : On interrogea ʿĀʾisha à propos de celui qui disait : ‘Mon bien est un sacrifice (hady) pour la Kaʿba.’ Elle répondit : ‘Il ne lui incombe que l’expiation d’un serment.’” (2)
On répondra : “Il n’est pas étonnant qu’elle ait d’abord adopté l’un de ces deux avis, puis qu’elle ait reconnu son erreur et la justesse de l’autre ; elle abandonna donc le premier pour se conformer au second, si bien que chacun rapporta d’elle l’opinion qu’il avait entendue.” Autrement dit, la divergence des récits transmis d’elle à ce sujet n’implique nullement que l’un soit authentique et l’autre non. » Telles sont ses paroles.
Quant à ce qu’il a rapporté de ʿĀʾisha, son opinion est qu’il convient de s’acquitter de l’expiation d’un serment dans cette même question que Ṣafiyya bint Shayba (3) a relatée d’elle, et les imams dignes de confiance l’ont clairement exposé dans cette