« Tout mon bien est consacré au seuil de la Kaʿba. »
Elle déclara : « Cette Maison n’a nul besoin de sa fortune » ; aussi ne jugea-t-elle rien devoir à ce propos (1).
Abū Kuraïb nous a rapporté, Hushaym nous a rapporté, Muṭarrif nous a rapporté, d’après al-Shaʿbī, al-Ḥakam et al-Ḥārith, qu’ils furent interrogés à propos d’un homme ayant dit : « Tout mon bien est aumône destinée aux pauvres », puis il se parjura. Ils répondirent : « Il ne lui incombe rien » (2).
Abū Kuraïb nous a rapporté, Abū l-Qāsim ibn Abī l-Zinād nous a rapporté, Mūsā ibn Hilāl nous a informés : « J’ai interrogé Ibn al-Musayyib au sujet de celui qui déclare : “Il m’incombe de marcher jusqu’à la Maison d’Allah.” » Il répondit : « Rien ne lui est prescrit tant qu’il n’en a pas formulé le vœu » (3).
(1) Rapporté par Ibn al-Jaʿd (ḥadīth no 2404) par la voie de Sharik, qui ajoute : « Ce foyer doit être financé sur les biens d’Allâh. » Il rapporte ensuite le même récit (no 2315) par la même chaîne, de Jābir, dʿAṭāʾ, de Safiyya bint Shayba, dʿĀʾisha, de même teneur. Et elle déclare : « Cela expie le serment. »
(2) Narré par Ibn Waddāḥ, comme dans al-Istidhkār (15/111) : « Zuhayr ibn ʿAbbād nous a informés ; il a dit : Hāshim nous l’a transmis selon cette chaîne. » Il est également rapporté par Ibn Abī Shayba, comme dans al-Istidhkār (15/106) : « Muḥammad ibn Faḍīl nous a informés, d’al-Shuʿbī, d’al-Ḥārith al-ʿUkli et d’al-Ḥakam, au sujet d’un homme qui avait destiné ses biens aux pauvres en tant qu’aumône pour un serment qu’il avait prêté. Ils répondirent : “Cela ne vaut rien.” » Al-Baghawī fait allusion à ce même récit dans son Sharḥ as-Sunna (10/37).
(3) Rapporté par Ibn Abī Shayba dans al-Muṣannaf (no 12559) : « Ḥammād ibn Khālid al-Khayyāṭ nous a transmis, de Muḥammad ibn Hilāl, selon cette chaîne. » Il est repris également par ʿAbd ar-Razzāq dans son al-Musannaf (8/452) de la part de ʿAbd al-Raḥmān ibn Ḥarmala, de manière analogue. Ibn al-Musayyib en rapporte toutefois une version différente, comme on le constate dans le Muwattaʾ et ailleurs. Voir al-Istidhkār (15/24 et suiv.) et le Sharḥ as-Sunna de al-Baghawī (10/23).