l’embarras et la peine qui en découlent pour nombre de personnes : parmi elles, certains se séparent de leur épouse tout en abhorrant cette séparation ; d’autres désirent leur épouse mais ne voient d’issue que dans le taḥlîl, si bien qu’ils y recourent malgré leur répugnance ; d’autres encore détestent à la fois la séparation et le taḥlîl, et demeurent donc avec leur épouse, estimant, selon leur conviction, que cela est pour eux moins pénible que de la répudier ou de se résoudre au taḥlîl (1).
Du point de vue d’Ibn Taymiyya, la question relève des sujets faisant l’objet d’une divergence (2). Il souligne qu’il s’est toujours trouvé, parmi les musulmans, des savants qui, depuis l’apparition même de ces serments jusqu’à nos jours, émettent des fatwas niant l’effectivité du divorce conditionnel (3). De telles questions ressortissent à l’ijtihâd : le mujtahid y obtient, selon les cas, une ou deux récompenses (4), et l’on peut licitement y formuler un avis juridique comme y rendre un jugement (5). Il rapporte même l’accord des quatre imams sur l’interdiction d’annuler la sentence de celui qui a statué sur la non-survenance du divorce (6) ;