dont on saisit aisément le sens.
Quant à la parole de celui qui a dit – c’est-à-dire : « il ne sait pas de qui il s’agit » (1) –, le répondant l’a citée lorsqu’il exposait les opinions des Compagnons, sachant que l’intention de ces deux-là allait précisément dans ce sens, d’après les récits authentiques rapportés d’eux, ainsi qu’il l’a clarifié ailleurs (2). C’est également ainsi que l’ont rapporté tous les gens de science : leur position, dans ce cas, consistait à prescrire l’expiation d’un serment (kaffârat yamîn). C’est ce qu’ont transmis Aḥmad ibn Ḥanbal, Abû Thawr, Muḥammad ibn Naṣr, Muḥammad ibn Jarîr, Ibn al-Munḏir, Ibn ʿAbd al-Barr et la quasi-totalité des savants qui ont relaté leurs propos. Je n’ai connaissance de personne leur attribuant la levée de l’expiation, si ce n’est Ibn Ḥazm ; or l’on sait qu’il s’agit de sa part d’une négation dénuée de toute preuve, même si nous ne disposions pas d’éléments affirmatifs la réfutant. Que dire alors, puisque le récit établit formellement qu’ils ont émis une fatwâ imposant l’expiation d’un serment ! Dans certaines versions, la kaffâra n’est certes pas mentionnée, mais dans la plupart elle l’est expressément de leur part. Le répondant l’a donc précisé, afin que nul n’imagine qu’ils aient statué sur la déchéance de l’expiation, comme l’a cru Ibn Ḥazm.