Et, dans la version d’Ashʿath, il est rapporté, par l’intermédiaire de Bakr d’après Abû Râfiʿ, que ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, ʿÂʾishah et Umm Salamah dirent : « Acquitte l’expiation de ton serment. »
Les différentes chaînes de transmission citées par al-Bukhârî n’ont été répertoriées par nul autre avec l’exhaustivité qui fut la sienne ; pourtant, il n’a pas mentionné le ḥadîth de Muʿtamir ibn Sulaymân al-Taymî rapporté de son père, et il n’a retenu que la version évoquant l’aumône, parce qu’il l’a abrégée et que son objectif était de citer les narrateurs. Malgré cela, il n’a signalé aucune divergence entre eux au sujet de la mention de l’expiation ; au contraire, il a traité la narration du « comparé » comme celle du « comparant », toutes deux affirmant : « Acquitte l’expiation de ton serment. »
Abû ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr (1) a déclaré :
« Ibn Wahb a rapporté, d’après Yahyâ ibn Ayyûb, d’après Ḥumayd al-Ṭawîl, d’après Thâbit al-Bunânî et Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî, d’après Abû Râfiʿ — or Abû Râfiʿ était l’esclave de Laylâ bint al-ʿAjmâʾ, cousine paternelle de ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb — que sa maîtresse déclara : “Elle n’a pas de bête à sacrifier, et tout ce qu’elle possède est suspendu aux battants de la Kaʿbah ; elle est en état d’iḥrâm pour le ḥajj ; et elle sera tour à tour juive un jour, chrétienne un jour et zoroastrienne un autre jour si tu ne divorces pas de ta femme.” Elle se rendit alors auprès de Ḥafṣah, épouse du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue —, puis auprès de Zaynab bint Umm (2) Salamah, puis auprès de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ; et tous lui dirent : “Acquitte-toi de l’expiation de ton serment et laisse (3) l’homme avec son épouse.” »
Abû ʿUmar ajouta : « Dans la version transmise par Ibn Wahb, il n’est pas fait mention de la clause : “et tout esclave qu’elle possède est affranchi” ; celle-ci figure dans la narration de Sulaymân al-Taymî et d’Ashʿath al-Ḥamrânî, d’après Bakr ibn ʿAbd Allâh. »