Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant à Ibn ʿAbd al-Barr, il a mentionné que, dans la version d’Abd al-Razzāq (1) rapportée d’après Muʿtamir, l’expiation est expressément rappelée à propos des trois. C’est pourquoi Yaḥyā ibn Saʿīd, dans la transmission qu’il tient d’al-Taymī, ne l’a pas mentionnée, et il a joint à cela le récit de ʿĀʾishah.
Il déclara : « Le ḥadith n’indique nullement qu’elles aient supprimé l’obligation de l’expiation ; il se borne simplement à ne pas la mentionner. Or, son rappel nous parvient par une autre voie, et les trois ont bel et bien émis pour elle une fatwā imposant l’expiation d’un serment. Mieux encore, par des chaînes distinctes, il est établi que d’autres Compagnons que ces trois, tels que ʿĀʾishah et Umm Salamah [ainsi que Ibn ʿUmar] (2), lui ont également prescrit l’expiation d’un serment (3). »
Al-Bukhārī a dit dans son Tārīkh — propos repris par Abū Bakr al-Bayhaqī — :
« Mūsā ibn Ismāʿīl nous a rapporté ; Iyās ibn Abī Tamīmah — Abū Mukhlad, le narrateur des Basriens (4) — nous a rapporté ; ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Rāfiʿ nous a rapporté, d’après son père, lequel avait été l’esclave d’une cousine d’ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb : celle-ci jura que tous ses biens seraient en aumône pour les pauvres. Ibn ʿUmar lui dit : “Acquitte l’expiation de ton serment.” » (5)
Il ajouta :
« Et Mahmūd m’a rapporté, d’après al-Naḍr ; Ashʿath nous a informés, d’après Bakr ibn ʿAbd Allāh, … »

(1) Dans le texte original : « Ibn ʿAbd al-Razzāq », mais la rédaction que j’ai adoptée est la bonne. (2) Dans le manuscrit originel, une partie d’un mot est effacée ; il s’agit vraisemblablement de la lecture que j’ai établie. (3) Je n’ai pas trouvé le passage d’Ibn ʿAbd al-Barr dans le texte original, seulement sa version dans al-Istidhkār (vol. 15, p. 107 et suiv.). J’émets toutefois l’hypothèse que la citation d’Ibn Taymiyya provient en réalité des al-Ajwiba al-Mustawʿiba ʿan al-Masāʾil al-Mustaghriba d’Ibn ʿAbd al-Barr ; en effet, dans le vingtième ḥadīth, le manuscrit présente un trou et seul le dernier fragment subsiste, lequel semble porter sur la question du serment concernant les biens de la famille. (4) Chez al-Bukhārī et al-Bayhaqī : al-Baṣrī. (5) Al-Tārīkh al-Kabīr (vol. 1, p. 435), al-Sunan al-Kabīr (vol. 20, p. 173, ḥadīth 20065).
وأما ابن عبد البر فذكر أَنَّ في رواية عبد الرزاق (١) عن معتمر: ذكر الكفارة عن الثلاثة، ولذلك لم يذكره يحيى بن سعيد من رواية التيمي، وضم إلى ذلك رواية عائشة. فقال: ليس في الحديث أنهما أسقطتا الكفارة، وإنما في الحديث عدم ذكرها، وقد جاء ذكرها من طريق آخر، وأَنَّ الثلاثة أفتوها بكفارة يمين، بل وفي غير هذا الطريق أَنَّ غير هؤلاء الثلاثة من الصحابة كعائشة وأم سلمة [وابن عمر] (٢) أفتوها بكفارة يمين (٣) . قال البخاري في تاريخه ــ ونقله منه أبو بكر البيهقي ــ: (حدثنا موسى بن إسماعيل، حدثنا إياس بن أبي تميمة ــ أبو مخلد صاحب البصريين (٤) ــ، حدثنا عبدالرحمن بن أبي رافع، عن أبيه أنه كان مملوكًا لابنة عم عمر بن الخطاب، فحلفت أَنَّ مالها في المساكين صدقة، فقال ابن عمر: كَفِّرِي يمينك) (٥) . قال: (وحدثني محمود، عن النضر، أخبرنا أشعث، عن بكر بن عبد الله،
(١) في الأصل: (ابن عبد الرزاق)، والصواب ما أثبتُّ. (٢) في الأصل طمس مقدار كلمة، ولعله ما أثبتُّ. (٣) لم أجد كلام ابن عبد البر بالنص، وإنما بمعناه في الاستذكار (١٥/ ١٠٧ وما بعدها). مع أني أخشى أن يكون نقل ابن تيمية إنما هو من (الأجوبة المستوعبة من المسائل المستغربة) لابن عبد البر؛ ففي الحديث العشرين وقع سقطٌ في المخطوط، والموجود منه هو آخر الكلام، وفيه ما يُشير إلى أنه يتعلق بمسألة اليمين على الأهل. (٤) عند البخاري والبيهقي: البصري. (٥) التاريخ الكبير (١/ ٤٣٥)، السنن الكبير (٢٠/ ١٧٣/ ح ٢٠٠٦٥).

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