ʿAbd ar-Razzâq rapporte d’après al-Muʿtamir ibn Sulaymân at-Taymî, d’après son père, lui-même rapportant de Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî, lequel dit :
« Abû Râfiʿ m’informa que ma maîtresse, Laylâ bint al-Aʿjamâʾ, m’avait dit : “Tout esclave qu’elle possède est affranchi, et tous ses biens deviennent un hady, et elle serait juive ou chrétienne si tu ne divorces pas de ton épouse.” Je me rendis alors auprès de Zaynab bint Umm Salamah — Mère des croyants —, qui vint avec moi chez elle.
Elle lui dit :
— Ô Zaynab — qu’Allâh fasse de moi ta rançon — elle a déclaré : « Tout esclave qu’elle possède est affranchi, et elle est juive. »
Zaynab lui répondit :
— Juive et chrétienne ! Laisse l’homme et son épouse tranquilles.
Il semble cependant (1) qu’elle n’accepta pas. Je me rendis donc auprès de Ḥafṣah — Mère des croyants — qui la fit appeler — c’est-à-dire, cette femme — et lui dit :
— Ô Mère des croyants — qu’Allâh fasse de moi ta rançon — elle a déclaré : « Tout esclave qu’elle possède est affranchi, tout son bien est un hady, et elle est juive et chrétienne. »
La Mère des croyants répondit :
— Juive et chrétienne ! Laisse l’homme et son épouse tranquilles. »
Il dit (2) : « Il est également rapporté par la voie de ʿÂʾishah — Mère des croyants — au sujet de celui qui dit à son débiteur : “Si je me sépare de toi, alors la créance que j’ai sur toi, parmi les musulmans, sera une aumône”, puis il se sépare de lui, qu’aucune obligation ne lui incombe à ce propos (3). »
Il dit (4) : « Ce jugement est authentiquement établi d’al-Ḥakam ibn ʿUtaybah et de Ḥammâd ibn Abî Sulaymân, par la chaîne rapportée par Shuʿbah d’eux. C’est également l’avis d’ash-Shaʿbî, d’al-Ḥârith al-ʿUklî, de Saʿîd ibn al-Musayyab, d’al-Qâsim ibn Muḥammad, d’Abû Sulaymân et de nos condisciples. »