alors, il peut se trouver chez l’homme une branche d’hypocrisie et de mécréance, même s’il possède, parallèlement, une part de foi qui le fera sortir du Feu et l’empêchera d’y demeurer éternellement, comme l’a dit le Prophète — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui : « Sortira du Feu quiconque aura dit : “Lâ ilâha illâ Allâh”, et qui aura dans son cœur une foi ne fût-ce que du poids d’une parcelle »(1).
La doctrine des gens de la Sunnah et du Ḥadith stipule que la foi se subdivise : une partie d’elle empêche l’éternité dans le Feu, tandis qu’une part de mécréance ou d’hypocrisie entraîne l’entrée dans le Feu, à l’instar des autres grands péchés.
Quant à sa parole — paix et bénédictions sur lui : « Il est tel qu’il l’a dit », bien que celui qui jure n’ait pas eu l’intention de devenir mécréant, elle n’implique pas que toute personne ayant prêté un serment ghamûs assorti d’un vœu, d’un divorce ou d’un affranchissement relève nécessairement de ce jugement, car il s’agit d’une menace(2),
comme en témoigne également cette parole — paix et bénédictions sur lui : « Quiconque prête un serment mensonger pour s’approprier le bien d’un musulman rencontrera Allah tandis qu’Il sera courroucé contre lui »(3).
Or Sa colère, lorsqu’il Le rencontrera, s’efface par le repentir, par les bonnes actions expiatoires et par d’autres causes ; de même, le fait d’être « tel qu’il l’a dit » constitue une menace qui disparaît par le repentir et les œuvres effaçant les péchés.
Quant au fait qu’il soit considéré comme prononçant un divorce, un affranchissement ou un vœu, cela est subordonné soit à l’intention de l’orateur d’énoncer les causes correspondantes, soit à son intention d’en assumer le jugement — en raison de la controverse portant sur celui qui plaisante — ; or le jurant n’a eu ni l’une ni l’autre de ces intentions, si bien que nous n’établissons pas ce jugement à son encontre, de même que le jugement n’est pas appliqué à celui qui y est contraint ; il demeure toutefois inclus dans la menace.
Ainsi, lorsqu’il dit : « Il rencontrera Allah tandis qu’Il sera courroucé contre lui », cette menace vise quiconque prête un serment mensonger parmi les musulmans, même si ce serment prend la forme d’un vœu, d’un divorce ou d’un affranchissement, et c’est pourquoi celui qui