Les disciples d’Ach-Châfiʿî et d’Aḥmad, tels que le shaykh Abû Ḥâmid, [53/b], le qâḍî Abû Yaʿlâ et leurs partisans, ont déclaré : « Cela n’est pas connu. »
Quant au ḥadith de Laylâ bint al-ʿAjamâʾ, aucun savant ne l’a mis en cause, et nul – à la différence de cet objecteur – n’en a altéré le sens. Ce que cet objecteur avance comme argumentation et déformation de sa portée est donc une opinion qu’il a forgée, sans précédent parmi les savants musulmans, qu’ils soient partisans ou non de cet athar. Or, celui qui veut s’opposer à la vérité apportée par le Messager – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – ne peut le faire qu’en rejetant les transmissions authentiques ou en détournant les paroles de leur place, ainsi que le font les gens de l’innovation. Celui qui transforme la Sunna en innovation et l’innovation en Sunna mérite que l’on traite ses propos de la même manière.
Parmi les preuves de l’erreur de ses dires : ces Compagnons lui ordonnèrent de laisser l’homme et sa femme tranquilles et la blâmèrent pour son obstination à les séparer. Si, toutefois, ils ne l’avaient pas déliée de tous les serments qu’elle avait prononcés, le but n’aurait pas été atteint ; car si l’affranchissement de ses esclaves et la consécration de tous ses biens en offrandes avaient été requis, ils le lui auraient expliqué. Et si elle l’avait su, il est manifeste qu’elle ne leur aurait pas obéi, car il lui aurait été pénible d’affranchir ses esclaves et de vouer l’ensemble de son patrimoine en offrandes.
Leurs propos à son égard : « Juive et chrétienne ?! » traduisent leur réprobation du fait qu’elle ait prêté un tel serment, car jurer par la mécréance est un serment blâmable, contrairement au serment d’affranchissement ou de vœu. C’est pourquoi il a dit