du lundi, correspondant au jour de ʿÂshûrâʾ de l’année 721 de l’Hégire.
Septième étape :
Il poursuivit l’émission de fatwâs sur cette question jusqu’à ce qu’il rejoigne son Seigneur, s’y maintenant fermement, y appelant les gens, défiant en mubâhala ses contradicteurs, offrant sa personne, son honneur et son temps à ceux qui le consultaient ; en une seule heure, il rédigeait et proclamait à son propos, de sa plume et de sa bouche, plus de quarante avis juridiques (1).
Cette opinion qu’Ibn Taymiyya a choisie, qu’il a défendue avec ardeur, pour laquelle il supporta l’épreuve et les propos des jurisconsultes portant atteinte à son honneur, n’était pas une idée hâtive que le mufti abandonne aussitôt. Ce n’était pas non plus une position dans laquelle il avait été formé, ni une opinion pour laquelle il eût quelque intérêt personnel. Elle fut plutôt le fruit d’une longue méditation qu’il proclama vingt ans plus tard, avant de se mettre à la soutenir par la parole et l’écrit. Il suffit, à propos de cette question comme d’autres, de savoir qu’Ibn Taymiyya aborda (des questions majeures que les esprits et les connaissances des gens de son époque ne pouvaient supporter) (2) ; autrement, il n’était nullement de ceux qui se précipitent à rendre des fatwâs avant d’avoir éprouvé les preuves et déployé tous leurs efforts dans la recherche.