Ach-Châfiʿî, Aḥmad ibn Ḥanbal, Isḥâq ibn Râhawyah, Abû ʿUbayd al-Qâsim ibn Sallâm, Abû Thawr, Muḥammad ibn Naṣr al-Marwazî, Abû Bakr ibn al-Mundhir, Muḥammad ibn Jarîr, aṭ-Ṭaḥâwî, Ibn ʿAbd al-Barr, Ibn Ḥazm et d’autres encore, ainsi que la plupart des disciples d’Ach-Châfiʿî et d’Aḥmad, anciens et postérieurs, depuis l’époque des deux imâms jusqu’à nos jours : tous ceux d’entre eux qui ont mentionné cet athar – tels le shaykh Abû Ḥâmid al-Isfarâʾînî, le qâḍî Abû Ṭayyib, al-Mâwardî, Abû ʿAbd Allâh ibn Ḥâmid, le qâḍî Abû Yaʿlâ, Abû l-Khaṭṭâb et d’autres – rapportent que les Compagnons ont répondu à Laylâ bint al-ʿAjamâʾ au sujet de l’ensemble des serments qu’elle avait prononcés, qu’ils adoptent ou non la teneur de cet athar ; car la transmission des avis est un dépôt sacrifié.
Quant à ceux qui, parmi les disciples d’Abû Ḥanîfah et de Mâlik, n’ont pas retenu cet athar, aucun d’eux n’en a contesté l’authenticité ni ne l’a interprété selon la prétention de cet objecteur, à savoir que la réponse n’aurait pas porté sur l’aumône et l’affranchissement ; ils ont plutôt opposé à cela le ḥadith de ʿUthmân ibn Ḥâḍir sur lequel l’objecteur s’est appuyé.
Abû Jaʿfar al-Hinduwânî (1) a mentionné : « L’avis imposant l’accomplissement du vœu sur lequel on a juré est celui des ʿAbbâdilah » (2), et son fondement est le ḥadith de ʿUthmân ibn Ḥâḍir ; il a toutefois été critiqué à ce propos.