Il arrive qu’en certaines affaires ils s’imaginent qu’il existe un consensus et s’y conforment, alors même qu’en cela ils vont à l’encontre du Livre et de la Sunna,
par exemple : celui qui considère, en se prévalant d’un prétendu consensus (1), qu’il est permis d’épouser la fornicatrice avant son repentir, contrevenant ainsi au Livre et à la Sunna (2).
Parmi ces gens, il s’en trouve qui affirment : « Le consensus [51/b] abroge le Livre et la Sunna. » Nous pensions, quant à nous, que celui qui tenait de tels propos voulait dire par là que le consensus renvoyait à un texte abrogeant ; mais il a été rapporté de certains qu’ils ont explicitement déclaré que c’est le consensus même qui opère l’abrogation. Cela s’apparente à la parole des chrétiens qui accordent à leurs prêtres le droit de modifier la Loi des prophètes selon leur propre opinion.
Ces personnes font partie de ceux qu’Allāh a visés lorsqu’Il a dit :
« Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines, ainsi que le Messie fils de Maryam, pour seigneurs en dehors d’Allāh, alors qu’il ne leur était commandé que d’adorer un Dieu unique ; point de divinité digne d’adoration en dehors de Lui. Pureté à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils associent. » [At-Tawbah : 31]
Le Prophète – paix et bénédictions d’Allāh sur lui – dit également à ʿAdiyy ibn Ḥātim, lorsque ce dernier objecta : « Ils ne les ont pas adorés. » Il répondit :
« Ils leur ont rendu licite ce qu’Allāh avait déclaré illicite et leur ont interdit ce qu’Allāh avait rendu licite, et ils leur ont obéi ; telle fut leur adoration envers eux. » (3)
Ainsi, quiconque permet aux savants