Il demeura sur cette position pendant plusieurs mois (1), jusqu’à ce que ses avis juridiques concernant la suspension du divorce se répandent aux quatre coins du monde, que les savants de son époque en prennent connaissance et les échangent entre eux.
Quatrième étape : Le brouhaha autour d’Ibn Taymiyya, les propos contradictoires et les commérages se multiplièrent ; certains de ses amis bienveillants le conseillèrent alors de cesser de délivrer des fatwâs sur ce sujet, et il suivit ce conseil (2). Durant cette période, un ordre émanant du sultan parvint pour interdire à Ibn Taymiyya de statuer sur la question du serment impliquant le divorce et pour ordonner la convocation d’un conseil à ce propos. Un conseil se tint donc à Dâr as-Saʿâda, lequel se conclut conformément aux directives du sultan, et l’interdiction fut proclamée dans la ville.
Cinquième étape : Le retour à l’émission de fatwâs sur la question. Il disait : « Il ne m’est pas permis de dissimuler la science ! » Il poursuivit ainsi jusqu’à ce qu’un nouveau décret du sultan, relatif à la reprise par le shaykh de l’émission de fatwâs sur ce point, soit publié. Il fut alors convoqué avec un groupe de juges et de jurisconsultes, admonesté pour avoir délivré des avis après l’interdiction, et l’interdiction fut de nouveau confirmée à son encontre. Il apparaît toutefois que le shaykh continua à émettre ses avis, tout comme ses élèves ; en effet, adh-Dhahabî (3) signale que les disciples d’Ibn Taymiyya persistèrent à donner ces fatwâs clandestinement.
Sixième étape : L’ordre de l’incarcérer. Celui-ci fut exécuté le jeudi 22 Rajab 720 H. Il demeura prisonnier cinq mois et dix-huit jours, jusqu’à ce qu’un rescrit sultanien ordonne sa libération, et il fut relâché le jour