Telles sont donc les innovations introduites dans l’Islam lorsque l’on en vint à croire que le divorce conditionné par serment, ou toute autre forme qui n’est pas un divorce effectif selon la Loi, produisait néanmoins ses effets. De là, les gens se scindèrent en deux camps :
– Un premier camp eut recours à ces artifices qui aboutissent à interdire ce qu’Allāh et Son Messager ont rendu licite et à rendre licite ce qu’Allāh et Son Messager ont interdit ; le mujtahid qui y a eu recours est certes rétribué, son erreur est pardonnée, et celui qui l’a suivi par simple imitation est excusé.
– Quant à l’autre camp, il imposa aux gens des fardeaux et des chaînes, déclarant illicite ce qu’Allāh a rendu licite. Qu’Allāh soit satisfait de tous les imams de la religion et qu’Il pardonne à l’ensemble des croyants et des croyantes (1).
Le but est cependant d’exposer quelles sont les opinions nouvellement inventées et innovatrices dans l’Islam—même si leurs auteurs, lorsqu’ils sont des mujtahidûn, sont récompensés et non blâmés—et quelles sont celles qui sont conformes à la Loi du Messager (ﷺ).
À ce propos, le Très-Haut a dit :
« Et [rappelle] Dâwûd et Sulaymân lorsqu’ils jugeaient au sujet du champ où s’étaient répandues les brebis d’un peuple ; Nous étions témoins de leur jugement. (78) Nous en fîmes comprendre la vérité à Sulaymân, alors que Nous accordâmes à chacun d’eux sagesse et science. » [Les Prophètes, 78]
Ainsi, Il distingua l’un des deux Prophètes par la compréhension, tout en faisant l’éloge de chacun d’eux pour la science et la sagesse qu’Il lui avait octroyées ; or, les savants sont les héritiers des Prophètes (2).
Sur ce point même où l’opposant et ceux qui lui ressemblent se sont trompés, un cas analogue s’est déjà produit pour d’autres gens