Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

prévoit aucun divorce, quelle qu’en soit la situation ; il s’agit là d’une innovation qui contrevient à l’évidence rationnelle tout en étant en opposition avec la Loi du Messager. En effet, la parole de celui qui déclare : « Si mon divorce s’applique à toi, alors tu es répudiée auparavant par trois répudiations ; si je te répudie, je ne t’ai pas répudiée ; et si un divorce t’atteint, aucun divorce ne t’a réellement atteinte » revient à réunir deux contraires, tout en comportant une absurdité supplémentaire : prononcer une répudiation unique précédée de trois répudiations ; or, cela est impossible d’un point de vue juridique (1).

Relève du même ordre le stratagème consistant à chercher l’invalidation du mariage alors que, sans la répudiation, ce mariage serait à leurs yeux valable, autorisant aux deux époux ce qu’autorise un mariage légal — rapports conjugaux, héritage, etc. — jusqu’à ce qu’il la répudie ; ils le déclarent cependant corrompu afin d’empêcher que la répudiation ne se réalise (2).

Il en va de même des artifices portant sur les formulations de serments, lesquelles vont à l’encontre de l’intention et de la volonté du jurant (3).

(1) Cette question est appelée « as-Surayjiyya ». Ibn Taymiyya en a abondamment traité et a même établi un principe spécifique qu’il cite Ibn Rashīq dans Asmāʾ al-Muʾallafātihi (p. 309, dans al-Jāmiʿ) et qu’évoque Ibn ʿAbd al-Hādī dans al-ʿUqūd ad-Durriyya (p. 80). Il renvoie également à ce principe dans son Radd ʿalā al-Munṭiqiyyīn (p. 301-302), où il aborde la notion de daẉr ḥukmī fiqhī, précise y avoir consacré des traités détaillant sa réalité et affirme qu’il est invalide, tant sur le plan rationnel que législatif. Dans un autre de ses ouvrages, il s’interroge sur l’existence de ce daẉr dans la Sharīʿa. Voir aussi : Majmūʿ al-Fatāwā, t. 33, pp. 39, 64, 240-245 ; t. 35, p. 294 ; al-Fatāwā al-Kubrá, t. 3, pp. 137, 237, 300, 316 ; al-Qawāʿid al-Kulliyya, p. 523. Sur ce même sujet, Ibn al-Qayyim en traite longuement dans Iʿlām al-Muwaqqiʿīn, t. 5, p. 201 et suiv. Voir également ce qui sera dit plus loin, p. 600. (2) Majmūʿ al-Fatāwā, t. 33, pp. 39, 64 ; al-Fatāwā al-Kubrá, t. 3, pp. 237, 300 ; al-Qawāʿid al-Kulliyya, p. 522. Voir aussi ce qui sera dit plus loin, p. 600. (3) Majmūʿ al-Fatāwā, t. 33, pp. 39, 64, 148 ; al-Fatāwā al-Kubrá, t. 3, pp. 237, 267, 300.
طلاق فيه بحال، وهي [٥١/ أ] بدعة مخالفة لصريح المعقول مع مناقضتها لشرع الرسول؛ إذ كان معنى قول القائل: إذا وقع عليك طلاقي فأنت طالق قبله ثلاثًا، [و] إذا طلقتك فلم أطلقك، وإذا وقع عليك طلاق لم يكن قد وقع عليك طلاق، وهو جمع بين النقيضين مع تضمنه محالًا آخر، وهو إيقاع طلقة مسبوقة بثلاث تطليقات، وهذا ممتنع في الشرع (١) . ومثل الاحتيال بطلب إفساد النكاح، مع أنه لولا الطلاق لكان النكاح عندهم صحيحًا، يَستحِلَّان به ما يستحلان بالنكاح الصحيح من الوطء والميراث وغير ذلك إلى أن يطلقها= جعلوه فاسدًا لئلا يقع الطلاق (٢) . ومثل الاحتيال في ألفاظ الأيمان بما يخالف قصد الحالف ومراده (٣) ؛
(١) وهذه المسألة تُسمى (السُّرَيجية)، ولابن تيمية كلام كثير حولها؛ بل صنَّف فيها قاعدة خاصةً؛ ذكرها ابن رشيق في أسماء مؤلفاته (ص ٣٠٩ ضمن الجامع)، وابن عبد الهادي في العقود الدرية (ص ٨٠)، وأشار إلى هذه القاعدة في كتابه (الرد على المنطقيين) (ص ٣٠١ - ٣٠٢) حيث تكلَّم عن (الدور الحكمي الفقهي) وذكر أنه أفرد هذا الدور بمصنفات تبيِّن حقيقته، وأنه باطل عقلاً وشرعًا، وفي مصنفٍ آخر هل في الشريعة شيءٌ من هذا الدور أم لا؟ وانظر: مجموع الفتاوى (٣٣/ ٣٩، ٦٤، ٢٤٠ - ٢٤٥)، (٣٥/ ٢٩٤)، الفتاوى الكبرى (٣/ ١٣٧، ٢٣٧، ٣٠٠، ٣١٦)، القواعد الكلية (ص ٥٢٣). ولابن القيم كلامٌ مطوَّل عن هذه المسألة في إعلام الموقعين (٥/ ٢٠١ وما بعدها). وانظر ما سيأتي (ص ٦٠٠). (٢) مجموع الفتاوى (٣٣/ ٣٩، ٦٤)، الفتاوى الكبرى (٣/ ٢٣٧، ٣٠٠)، القواعد الكلية (ص ٥٢٢). وانظر ما سيأتي (ص ٦٠٠). (٣) مجموع الفتاوى (٣٣/ ٣٩، ٦٤، ١٤٨)، الفتاوى الكبرى (٣/ ٢٣٧، ٢٦٧، ٣٠٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies