« Le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui — élevait les mains lorsqu’il prononçait le takbîr (41/ b/ a), lorsqu’il s’inclinait et lorsqu’il relevait la tête du rukûʿ (1). »
Ath-Thawrî rétorqua en s’appuyant sur le ḥadith de Yazîd ibn Abî Ziyâd, d’après Ibn Abî Laylâ, d’après al-Barâʾ, selon lequel le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ne levait les mains qu’à la première occasion, puis ne recommençait pas (2).
Al-Awzâʿî s’écria alors : « Je te rapporte un ḥadith d’az-Zuhrî, d’après Sâlim, d’après Ibn ʿUmar, et toi tu me cites Yazîd ibn Abî Ziyâd ?! Allons jusqu’à la Pierre Noire pour procéder à la mubâhala, afin que la malédiction d’Allah soit sur les menteurs ! » Lorsque ath-Thawrî vit la colère d’al-Awzâʿî, il se tut (3). Quiconque est pleinement convaincu de sa position, tant par la transmission que par l’examen, qu’il se livre donc à la mubâhala sur cette question.
Quant à cet objecteur, il reconnaît certes la divergence quant à l’effectivité du divorce, mais lui et ses semblables s’imaginent que nul n’a jamais affirmé l’obligation d’une kaffâra lorsque le divorce ne se réalise pas ; pour eux, soit le divorce devient effectif, soit il ne se réalise pas et, dans ce cas, aucune expiation n’incombe au mari.