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Quant à sa déclaration :
« Il s’est appuyé, dans la transmission qu’il rapporte des Compagnons qu’il a cités au sujet de l’affranchissement, sur le récit qu’il évoque ; mais, quand bien même celui-ci serait établi, il ne lui servirait de rien, à cause de la distinction que nous exposerons et du consensus relatif au divorce, lequel empêche toute assimilation. Je t’ai déjà informé – plus haut – que j’ai passé en revue les propos des Compagnons, des Successeurs et des imâms après eux ; je n’ai trouvé personne, ni parmi les Anciens ni parmi les Modernes, qui ait professé cette opinion qu’Ibn Taymiyya a inventée. »
Il sera répondu :
Premièrement : son principal fondement n’est pas l’analogie avec l’affranchissement ; ce sont plutôt les preuves juridiques – le Livre et la Sunna, dans la lettre comme dans l’esprit – qui l’attestent pour le serment prononcé par le divorce, tout comme elles l’attestent pour le serment prononcé par l’affranchissement et par le vœu.
De plus, son analogie avec l’affranchissement constitue une analogie correcte quant au sens du principe, voire un qiyâs a fortiori. La distinction que l’opposant avait annoncé vouloir établir, il a reconnu lui-même qu’elle était viciée ; or, avant Abû Thawr, la Communauté était unanime à déclarer nulle cette distinction. Il s’agit là d’un consensus avéré : nul ne peut rapporter, avec une chaîne authentique ou faible, qu’avant Abû Thawr quelqu’un ait distingué entre divorce et affranchissement.
Quant à Abû Thawr, sa différenciation procède d’une absence de connaissance, et non d’une distinction qu’il aurait tirée du Livre d’Allah ou de la Sunna de Son Messager – paix et bénédiction sur lui – ni d’une analogie qu’il aurait déduite du Livre et de la Sunna. Il a établi cette distinction par simple méconnaissance, qualifiant de « consensus » le fait de ne pas connaître de divergence ; en réalité, il ne s’agit que de sa supposition d’absence de divergence, et quiconque