Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Abû ʿAbd Allâh a dit :
« Il a été rapporté d’al-Ḥasan et de Ṭâwûs une opinion semblable à celle d’Abû Thawr. »

Abû ʿUmar (1) a déclaré :
« La divergence évoquée par Abû Thawr au sujet de l’affranchissement est celle qu’a transmise Muʿtamir ibn Sulaymân, c’est-à-dire le ḥadîth de Laylâ bint al-ʿAjamâʾ. »

Telle est donc la transmission du dissentiment rapportée par Abû Thawr, Ibn Naṣr et Ibn ʿAbd al-Barr ; or ce sont précisément ces mêmes autorités sur lesquelles on s’est appuyé pour établir le consensus relatif au divorce. Comment serait-il alors admissible de se fier à eux lorsqu’ils ne font qu’exprimer leur absence de connaissance d’un désaccord, et de ne pas se fier à eux lorsqu’ils rapportent, attribuent et transmettent un propos avec chaîne de transmission, tout comme ils le font pour les autres paroles des Compagnons et des Successeurs ? Par ailleurs, ils ne disposent pas, de la part des Compagnons, d’un récit établissant l’effectivité du divorce comparable au récit transmis des Compagnons niant l’effectivité de l’affranchissement ; et les narrations provenant des Successeurs niant l’affranchissement juré sont célèbres et nombreuses, bien plus connues que la transmission [49/ A/ A] (2) qui leur attribue l’affirmation du divorce juré. En revanche, il est établi qu’ils divergent à propos du divorce, sans que l’on connaisse chez aucun d’eux une distinction entre divorce et affranchissement ; il n’est pas davantage notoire qu’ils aient différencié divorce et affranchissement des autres catégories, alors qu’est connue d’eux l’assimilation de l’affranchissement au vœu et à d’autres situations similaires. Il n’existe pas non plus, de leur part, de rapport stipulant que toute personne ayant juré par le divorce, ou par le divorce et l’affranchissement, soit tenue par son serment ; tout au plus rapporte-t-on — lorsqu’on le rapporte — une formulation générale émanant d’un petit nombre d’individus, et les récits imposant le divorce à celui qui en a fait serment ne proviennent que d’un groupe restreint n’atteignant pas vingt hommes, comme cela a déjà été signalé.

(1) Dans al-Istidhkār (t. 15, p. 46). (2) La raison de l’existence du second alif a déjà été signalée (p. 139).
قال أبو عبد الله: وقد روي عن الحسن وطاووس مثل قول أبي ثور). قال أبو عمر (١) : (الخلاف الذي ذكره أبو ثور في العتق هو ما رواه معتمر بن سليمان؛ يعني: حديث ليلى بنت العجماء) . فهذا نَقْلُ النزاع من أبي ثور وابن نصر وابن عبد البر، وهم الذين اعتمد عليهم في نقل الإجماع على الطلاق؛ فكيف يجوز الاعتماد عليهم في النقل الذي ليس معهم فيه إلا عدم العلم بالنزاع، ولا يعتمد عليهم في النقل الذي أثبتوه وأسندوه ونقلوه كما ينقل سائر أقوال الصحابة والتابعين، بل وليس معهم عن الصحابة نقل في إثبات الطلاق مثل هذا النقل عن الصحابة في نفي العتاق، والنقل عن التابعين بنفي العتاق المحلوف به مشهور كثير أشهر من النقل [٤٩/ أ/ أ] (٢) عنهم بإثبات الطلاق المحلوف به، وقد ثبت عنهم النزاع في الطلاق، ولم يعرف عن أحد منهم الفرق بين الطلاق والعتاق، ولا اشتهر عنهم الفرق بين الطلاق والعتاق وبين غيرهما كما اشتهر عنهم التسوية بين العتق والنذر وغيرهما، ولا عنهم نَقْلٌ بأنَّ كُلَّ حالف بالطلاق أو بالطلاق والعتاق يلزمه ما حلف به، وإنما يُنقل اللفظ العام ــ إِنْ نُقِلَ ــ عن نفرٍ قليل، والنقل بإلزام الطلاق للحالف عن عدد قليل لا يبلغون عشرين رجلًا؛ كما تقدم التنبيه عليه.
(١) في الاستذكار (١٥/ ٤٦). (٢) سبق التنبيه على سبب وجود الألف الثانية في (ص ١٣٩).

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