Abû al-Ghamr (1), ainsi que d’autres de ses compagnons (2). Quant à Ibn Wahb, il était le plus érudit en matière de traditions, et Mâlik n’écrivait à aucun (faqîh) si ce n’est à lui (3).
S’agissant maintenant de la transmission du désaccord rapportée par Abû Thawr, Muhammad ibn Naṣr et Ibn ʿAbd al-Barr, l’objection soulevée l’a elle-même reconnue (4). L’auteur de cette objection cite en effet ce qu’Ibn ʿAbd al-Barr rapporte de Muhammad ibn Naṣr concernant leurs propos ainsi que ceux d’Abû Thawr. Pour ma part, j’ai reproduit les paroles de Muhammad ibn Naṣr tirées de son ouvrage « Al-Ikhtilâf » (5), de la même manière qu’Ibn ʿAbd al-Barr les en a extraites, et l’objeteur en question les a également mentionnées, les tenant dudit « Ikhtilâf » (6).
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Abû ʿAbdillâh Muhammad ibn Naṣr al-Marwazî (7) a dit :
« Si quelqu’un prête serment de se rendre à pied à La Mecque, ou d’accomplir trente pèlerinages, ou encore d’observer un jeûne qu’il s’est rendu obligatoire dans le cadre de son serment, ou toute autre forme de serment hormis ceux qui portent sur le divorce ou l’affranchissement, les gens de science ont divergé à ce sujet :
selon l’opinion unanime de tous nos condisciples, il lui suffit d’acquitter l’expiation d’un serment, et rien de plus ne lui incombe (8). »