Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

La compréhension tirée du rapport d’Ibn al-Munḏir est contraire à ce qu’il a lui-même — ainsi que d’autres — déclaré explicitement.

Bien au contraire, son affirmation :

« S’il n’en fixe pas un terme, l’affranchissement ne prend pas effet »

est correcte. Il entend par là s’opposer à l’avis de ceux qui estiment que l’affranchissement se réalise à son encontre, ou qu’il est tenu de le mettre à exécution, que ce soit de façon absolue ou en y associant l’intention de se rapprocher d’Allâh, comme l’ont soutenu nombre de savants.

Abû Thawr, dans un cas semblable, dit : « Il ne lui incombe ni affranchissement ni expiation. » Ibn al-Munḏir, quant à lui, n’a pas ajouté qu’aucune expiation ne lui incombait, alors que tel est bien le madhhab d’Abû Thawr en la matière ; après la réalisation de la condition, son avis est qu’il peut, s’il le veut, affranchir, ou, s’il le veut, s’acquitter d’une expiation ; aucun affranchissement ne lui est imposé.

Quant à ce qu’il rapporte d’al-Ḥasan, si cela s’avère authentique, il ne s’agit que d’une seule version attribuée à al-Ḥasan (1).

Une autre version a été rapportée de lui, mentionnée par Ḥarb, selon laquelle il fait exception — [43/b] — du divorce et de l’affranchissement (2).

Plusieurs Tâbiʿîn ont également été cités comme divergeant sur ce principe, tel qu’al-Shaʿbî et d’autres (3). La version que nous avons mentionnée d’al-Ḥasan au sujet de l’affranchissement est, pour sa part, établie et connue ; la plupart des savants l’ont rapportée de lui, tels qu’Abû Thawr et Muḥammad b

(1) Le contradicteur l’a transmis, comme déjà mentionné (p. 133). (2) L’auteur — qu’Allah lui fasse miséricorde — a cité la chaîne de transmission de Ḥarb al-Kirmānī dans al-Qawāʿid al-Kulliyya (p. 471) : d’après Muʿtamir b. Sulaymān, d’après ʿAwf, d’après al-Ḥasan qui affirme : « Tout serment — même s’il est grave —, et même s’il jure par le hajj et la ʿumra, et même s’il destine ses biens aux nécessiteux, reste un serment, à moins qu’il ne s’agisse du divorce d’une femme dont il a la tutelle le jour du serment, ou de l’affranchissement d’un esclave dont il a la tutelle le même jour ; car il n’en est que serment. » Voir également Majmūʿ al-Fatāwā, t. 35, p. 259 ; al-Fatāwā al-Kubrā, t. 4, p. 121. (3) L’auteur rapportera la chaîne de transmission de l’āthar d’al-Shuʿbī et d’autres, extraite du Kitāb al-Laṭīf d’Ibn Jarīr, comme à la p. 214.
المنذر على نقيض ما صرح به هو وغيره. بل قوله: (إذا لم يجعل لذلك وقتًا لا يقع العتق عليه) كلامٌ صحيحٌ؛ ومقصوده: أنه يخالف قول من يقول: يقع العتق عليه، أو يُلْزَم بإيقاع العتق إما مطلقًا وإما مع نية القربة، كما هو قول كثير من أهل العلم، وأبو ثور يقول في مثل ذلك: لا عتق عليه ولا كفارة، وابن المنذر لم يقل ولا كفارة عليه، مع أنَّ هذا مذهب أبي ثور في هذا الموضع، وأما بعد وجود الصفة فمذهبه أنه إن شاء أعتقه، وإن شاء كَفَّر ولا عتق عليه. وما نقله عن الحسن؛ إن صحَّ كان روايةً عن الحسن (١) . وقد روي عنه رواية أخرى ذكرها حرب: أنه يستثني [٤٣/ ب] الطلاق والعتاق (٢) . وقد نُقِلَ عن غير واحد من التابعين في هذا الأصل اختلاف؛ كما نقل عن الشعبي وغيره (٣) ، والرواية التي ذكرناها عن الحسن في العتق ثابتة معروفة، وقد نَقَلَ ذلك عن الحسن عامة العلماء مثل: أبي ثور، ومحمد بن
(١) نقله المعترض كما سبق (ص ١٣٣). (٢) ساق المصنف - رحمه الله - إسناد حرب الكرماني في القواعد الكلية (ص ٤٧١): عن معتمر بن سليمان، عن عوف، عن الحسن قال: (كل يمين ــ وإِنْ عظمت ــ ولو حلف بالحج والعمرة، وإِنْ جعل ماله في المساكين؛ ما لم يكن طلاق امرأة في ملكه يوم حَلَفَ، أو عتق غلام في ملكه يوم حلف؛ فإنما هي يمين). وانظر: مجموع الفتاوى (٣٥/ ٢٥٩)، الفتاوى الكبرى (٤/ ١٢١). (٣) سينقل المصنف إسناد أثر الشعبي وغيره من كتاب اللطيف لابن جرير، كما في (ص ٢١٤).

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