Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et quiconque prête un serment d’une autre nature, qu’il accomplisse ce qui est meilleur ; cela constituera son expiation.

Ibn Ḥazm a dit : « Jamîl b. Zayd est discrédité ; et, quand bien même [le récit] serait authentique, ils l’auraient contredit dans ce même propos, car il n’a prescrit, pour celui qui accomplit une action meilleure que celle qu’il a délaissée (1), aucune expiation sinon l’accomplissement même de cette action. »

Il a dit encore : « S’ils objectent : “Le Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a ordonné dans ce cas de verser une expiation”, nous répondons : “Certes ; mais le Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a également interdit de jurer par autre qu’Allâh (2) et a interdit de s’acquitter d’un vœu qui implique une désobéissance (3). Ainsi, si sa parole constitue un serment, c’est un péché (4) ; et si c’est un vœu, c’est également un péché lorsque (5) l’on ne vise pas par là à se rapprocher d’Allâh. Il n’y a donc, dans ce cas, ni accomplissement ni expiation ; la position de ces gens se trouve, de ce fait, en dehors des dires des Anciens (salaf).”

(1) Dans al-Muḥallā : «حلف». (2) Dans ce chapitre, on trouve de nombreux textes interdisant et menaçant quiconque jure par autre qu’Allah ; parmi eux, le hadith d’Ibn ʿUmar (qu’Allah les agrée tous deux) : il surprit ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dans un cortège en train de jurer par son père, et le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) leur dit : «Sachez qu’Allah vous interdit de jurer par vos pères ; que celui qui jure jure par Allah, ou qu’il se taise.» (Al-Bukhārī, n° 6108 ; Muslim, n° 1646). De même, le hadith d’Abd al-Raḥmān ibn Samura (qu’Allah l’agrée), en marfūʾ : «Ne jurez pas par les tyrans ni par vos pères.» (Ibn Abī Shayba, n° 889 ; Ibn Mājah, n° 2095). (3) Il dit : «Celui qui fait vœu d’obéir à Allah qu’il Lui obéisse, et celui qui fait vœu de désobéir à Allah qu’il ne Lui désobéisse pas», dont la référence a été citée ci-dessus (p. 6). (4) Dans al-Muḥallā : «فهو». (5) Dans al-Muḥallā : «إذ».
ومن حلف على يمين غير ذلك؛ فليأت الذي هو خير فهو كفارته. قال ابن حزم: جميل بن زيد ساقط، ولو صح لكانوا قد خالفوه في هذا الخبر نفسه، لأنه لم يجعل فيمن أتى خيرًا مما ترك (١) أن يفعله كفارة إلا فعله ذلك فقط. قال: فإن قالوا: قد أمر النبي - صلى الله عليه وسلم - في هذا بالكفارة. قلنا: نعم؛ وقد نهى النبي - صلى الله عليه وسلم - عن الحلف بغير الله (٢) ، ونهى عن الوفاء بنذر المعصية (٣) ؛ فإن كان قولُهُ يمينًا فهي (٤) معصية، وإن كان نذرًا فهو معصية إذا (٥) لم يقصد به قصد القربة إلى الله، فلا وفاء فيه ولا كفارة؛ فحصل قول هؤلاء القوم خارجًا عن أقوال السلف).
(١) في المحلَّى: (حلف). (٢) جاء في الباب نصوص كثيرة بالنهي والوعيد لمن حلف بغير الله؛ منها حديث ابن عمر - رضي الله عنهما - أنه أدرك عمر بن الخطاب في ركبٍ وهو يحلف بأبيه، فناداهم رسول الله - صلى الله عليه وسلم -: «أَلَا إنَّ الله ينهاكم أن تحلفوا بآبائكم؛ فمن كان حالفًا فليحلف بالله أو فليصمت» أخرجه البخاري (٦١٠٨) ومسلم (١٦٤٦). وحديث عبد الرحمن بن سمرة - رضي الله عنه - مرفوعًا: «لا تحلفوا بالطواغي ولا بآبائكم» أخرجه ابن أبي شيبة (٨٨٩)، وابن ماجه (٢٠٩٥). (٣) فقال: «من نذر أن يطيع الله فليطعه، ومن نذر أن يعصي الله فلا يعصه»، وقد تقدم تخريجه (ص ٦). (٤) في المحلَّى: (فهو). (٥) في المحلَّى: (إذ).

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