Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Le prince Sayf ad-Dîn Ibn Faḍl parvint à réconcilier les deux parties (1).

Ibn Kathîr – qu’Allâh lui fasse miséricorde – subit, lui aussi, épreuves et vexations pour avoir émis, dans la question du divorce, une fatwâ conforme à l’avis d’Ibn Taymiyya. Il ne m’a pas été possible de savoir de qui provenaient exactement ces persécutions et cette mise à l’épreuve ; il est toutefois hautement probable qu’as-Subkî fût mêlé à l’affaire, puisqu’il était alors Qâḍî al-Quḍât et qu’il eut des démêlés analogues avec d’autres savants qu’Ibn Kathîr (2).

Du côté d’as-Subkî, cette attitude apparaît comme une position inflexible, au regard d’autres ‘ulamâ’ qui, bien qu’ils n’aient pas souscrit à l’opinion d’Ibn Taymiyya, lui trouvèrent néanmoins des excuses et considérèrent que la question ne méritait pas une rupture aussi tranchée. Voici quelques-unes des lignes qu’ils ont consignées à ce sujet (3) :

Adh-Dhahabî écrit dans le Dhayl Târîkh al-Islâm (p. 270 du Jâmi‘) : « Si tu excuses les imâms pour leurs questions ardues, mais que tu n’excuses pas Ibn Taymiyya pour ses positions particulières, tu avoues par là même suivre la passion et manquer d’équité !

On ne saurait lui reprocher une mauvaise compréhension : il possède, au contraire, une intelligence aiguë. On ne saurait non plus l’accuser d’un manque de science : il est un océan débordant, pénétrant du Livre et de la Sunna, sans pareil en cela. Et il n’est pas non plus un manipulateur de la religion ; car s’il l’avait été, il eût été le plus prompt à flatter ses adversaires, à se conformer à eux et à les courtiser. »

(1) Al-Bidāya wa’l-Nihāya, vol. 18, p. 517. (2) Ṭabaqāt al-Shāfiʿiyya d’Ibn Qāḍī Šuhba, vol. 3, p. 86 ; cité par Ibn al-ʿImād dans Šadhārāt al-Dhahab, vol. 6, p. 230. (3) Les textes transmis sont nombreux ; j’en ai retenu quelques-unes des déclarations de ceux qui ne souscrivent pas à la fatwa de ce shaykh, avec équité et impartialité.
أصلح بينهما الأمير سيف الدين بن فضل (١) . وقد حصل لابن كثير - رحمه الله - امتحان وإيذاء بسبب إفتائه برأي ابن تيمية في مسألة الطلاق، ولم يتبيَّن لي ممن كان هذا الإيذاء والامتحان، وإنْ كان يغلب على الظنِّ أنَّ السبكي طرفٌ في الموضوع، فهو قاضي القضاة في زمانه، وله حوادث مع غير ابن كثير (٢) . وهذا من جانب السبكي يُعتبر موقفًا متصلِّبًا في مقابل غيره من العلماء ممن لم يوافق ابن تيمية على ما ذهب إليه إلا أنهم اعتذروا لابن تيمية، واعتبروا أنَّ المسألة لا تَحتمل هذه المفاصلة الشديدة؛ وهذا شيءٌ مما سطرته أقلامهم (٣) : قال الذهبي في ذيل تاريخ الإسلام (ص ٢٧٠ من الجامع) : (وإنْ أنتَ عذرت الأئمة في معضلاتهم، ولا تَعذر ابن تيمية في مفرداته؛ فقد أقررت على نفسك بالهوى وعدم الإنصاف! لا يُؤتى من سوء فهم، بل له الذكاء المفرط، ولا مِنْ قِلَّةِ علم، فإنه بحرٌ زخَّار، بصير بالكتاب والسنة، عديم النظير في ذلك، ولا هو بمتلاعب بالدين، فلو كان كذلك، لكان أسرع شيءٍ إلى مداهنةِ خصومه، وموافقتهم، ومنافقتهم.
(١) البداية والنهاية (١٨/ ٥١٧). (٢) طبقات الشافعية لابن قاضي شهبة (٣/ ٨٦)، ونقله ابن العماد في شذرات الذهب (٦/ ٢٣٠). (٣) النصوص المنقولة كثيرة، اخترت منها بعض أقوال مَنْ لا يُوافق الشيخ على فتواه هذه، مع الإنصاف والعدل.

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