— celles qui sont tirées des preuves prophétiques et s’inscrivent dans la voie tracée par nos pieux prédécesseurs, les Compagnons du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, ainsi que ceux qui les ont suivis avec excellence.
En effet, il a voulu fonder les paroles des Anciens et leur consensus sur une transmission interrompue, sur un récit dont il savait pertinemment l’erreur de l’auteur, sur une transmission qui ne corrobore nullement sa thèse, et sur la relation d’un groupe qui s’est imaginé l’existence d’un consensus. Parallèlement, il rejette la transmission – par ces mêmes personnes et par d’autres – des propos, bien connus parmi la majorité des savants et consignés dans la plupart des ouvrages traitant du consensus et de la divergence, qu’ont tenus les Compagnons et les Successeurs.
Ainsi, il tente d’établir leur unanimité au sujet du divorce alors qu’il ne possède aucun témoignage sûr et explicite émanant de l’un quelconque des Compagnons, – qu’Allah les agrée – affirmant que le divorce assorti d’un serment prend effet, et encore moins une preuve qu’ils furent unanimes à ce propos. Pis encore, il prétend démontrer le consensus des Successeurs et de ceux qui leur ont succédé jusqu’à notre époque, tout en dénigrant ce qui s’est largement répandu de leur part : que l’affranchissement conditionné par serment n’est pas obligatoire, et que la condition formulée dans l’intention d’un serment constitue bel et bien un serment (1).
Il en vient alors aux narrations authentiques réunissant les conditions des deux Ṣaḥīḥ, que les savants, anciens comme contemporains, ont transmises ; il les affaiblit en invoquant des vices que les gens de science ne jugent aucunement rédhibitoires. Et pourtant, les spécialistes du consensus et de la divergence, dont lui-même et ses semblables s’en remettent au témoignage pour cette question, sont tous d’accord pour rapporter l’existence d’un désaccord au sujet de l’affranchissement, tandis que d’autres encore relatent également la divergence concernant le divorce.
Or, ceux dont il a retenu la parole pour affirmer l’existence d’un consensus sont, en premier lieu : Abû Thawr, puis Muḥammad ibn Naṣr, Ibn Jarîr, Ibn ‘Abd al-Barr, ainsi que ceux qui ont reçu d’Ibn ‘Abd al-Barr, tel Ibn Rushd le petit-fils (2), et ceux qui ont transmis le consensus de ceux dont ils conservaient l’avis sur la question, tel Ibn al-Mundhir.