dans la réprobation de l’avis d’Ibn Taymiyya à leur propos, ouvertement comme secrètement (1).
L’affaire finit par conduire as-Subkî à faire promulguer un décret sultanien stipulant que toute personne comptant parmi les partisans d’Ibn Taymiyya ne serait investie d’aucune magistrature ni d’aucune autre fonction religieuse ; à la suite de cela, un groupe de ses adeptes en Syrie fut destitué de la judicature et des madrasas qu’ils détenaient (2).
As-Subkî — alors grand qâdî — éprouvait peine et irritation à l’égard du juge hanbalite Ibn Bukhaïkh, l’un des disciples d’Ibn Taymiyya, car celui-ci adoptait l’opinion de son shaykh dans les questions où celui-ci avait une position isolée et rendait jugement en conséquence ; aussi as-Subkî ne confirmait-il ni ses sentences ni ses avis (3).
Il en alla de même entre lui et Ibn al-Qayyim : celui-ci s’était engagé à délivrer des fatwâs sur la question du divorce conformément à l’opinion retenue par le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya, et il s’ensuivit, pour cette raison, des épisodes dont l’exposé serait trop long, avec le grand qâdî Taqî ad-Dîn as-Subkî et d’autres encore (4), jusqu’à