Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

dans la réprobation de l’avis d’Ibn Taymiyya à leur propos, ouvertement comme secrètement (1).

L’affaire finit par conduire as-Subkî à faire promulguer un décret sultanien stipulant que toute personne comptant parmi les partisans d’Ibn Taymiyya ne serait investie d’aucune magistrature ni d’aucune autre fonction religieuse ; à la suite de cela, un groupe de ses adeptes en Syrie fut destitué de la judicature et des madrasas qu’ils détenaient (2).

As-Subkî — alors grand qâdî — éprouvait peine et irritation à l’égard du juge hanbalite Ibn Bukhaïkh, l’un des disciples d’Ibn Taymiyya, car celui-ci adoptait l’opinion de son shaykh dans les questions où celui-ci avait une position isolée et rendait jugement en conséquence ; aussi as-Subkî ne confirmait-il ni ses sentences ni ses avis (3).

Il en alla de même entre lui et Ibn al-Qayyim : celui-ci s’était engagé à délivrer des fatwâs sur la question du divorce conformément à l’opinion retenue par le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya, et il s’ensuivit, pour cette raison, des épisodes dont l’exposé serait trop long, avec le grand qâdî Taqî ad-Dîn as-Subkî et d’autres encore (4), jusqu’à

(1) Voir le commentaire d’al-Alûsî à Ghayat al-Amâni, t. 1, p. 337. (2) Extrait du Majmû‘ rédigé de la main de Taqî al-Dîn al-Subkî (folio 91), reproduit par le chercheur Abû al-Faḍl al-Qûnawî dans l’introduction de son édition du Bayân Zugh’l al-‘Ilm d’al-Dhahabî, p. 40. (3) A‘yân al-‘Aṣr d’al-Ṣafadî, t. 3, p. 630. Au folio 91 de ce même Majmû‘, al-Subkî écrit : « … et parmi ce qui est répandu, tant chez les initiés que chez le grand public, figure l’usurpation par certains des paroles d’Ibn Taymiyya en toute matière, leur adoption totale, leur ferme attachement et le jugement qu’ils en tirent, qu’il s’agisse d’un madhhab ou non ; cela concerne les règles secondaires, sans même évoquer les croyances qu’ils lui empruntent. Qu’en dira-t-on ? Nous demandons à Dieu santé et salut. » (ibid., p. 64). (4) Ibn Kathîr l’évoque dans al-Bidâya wa’n-Nihâya, t. 18, p. 524.
الإنكار لقول ابن تيمية فيهما ظاهرًا وباطنًا) (١) . وقد آل الأمر بالسبكي إلى استصدار مرسومٍ سُلطاني (بأنَّ كُلَّ مَنْ كان مِن أصحاب ابن تيمية لا يُولَّى حكمًا، ولا سائر الوظائف الدينية، وعُزِلَ بسبب ذلك جماعةٌ في الشام كانوا يَنتحلونه من الحُكْم ومن المدارس التي كانت بأيديهم) (٢) . وكان السبكي يتألم ويتأذى من القاضي ابن بُخَيخ الحنبلي ــ أحد تلاميذ ابن تيمية ــ حيث كان يقول برأي شيخِهِ في المسائل التي انفرد بها، ويحكم بها، فلا يُنفِّذ السبكي ــ وهو قاضي القضاة آنذاك ــ ما حَكَمَ به ولا ما رآه! (٣) . ومثله ما حدث بينه وبين ابن القيم، فقد كان ابن القيم (متصديًا للإفتاء بمسألة الطلاق التي اختارها الشيخ تقي الدين ابن تيمية، وجرت له بسببها فصولٌ يطول بسطها مع قاضي القضاة تقي الدين السبكي وغيره) (٤) ، حتى
(١) انظرها وتعليق الآلوسي عليها في غاية الأماني (١/ ٣٣٧). (٢) من مجموع بخطِّ تقي الدين السبكي (الورقة ٩١). نقله الباحث الفاضل أبو الفضل القونوي في مقدمة تحقيقه كتاب الذهبي بيان زغل العلم (ص ٤٠). (٣) أعيان العصر للصفدي (٣/ ٦٣٠). وقد كتب هذا السبكي في مجموعٍ بخطِّ يده (الورقة ٩١) حيث قال: ( ... ومنه ما اشتهر عند الخاصِّ والعامِّ من انتحاله أقوالَ ابن تيمية في كلِّ شيء، ووقوفِهِ عندها، وتمسُّكِهِ بها، وحكمه بها، سواء أكانت مذهبًا أم لا، هذا في الأحكام الفرعية، دَعْ ذكر الاعتقادات التي يَتَّبِعُهُ فيها، وما يقال نسأل الله العافية والسلامة). نقله الباحث الفاضل أبو الفضل القونوي في مقدمة تحقيقه كتاب الذهبي بيان زغل العلم (ص ٦٤). (٤) ذكر ذلك ابن كثير في البداية والنهاية (١٨/ ٥٢٤).

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