rétribution ! Il n’y a pas de vœu pour le fils d’Adam concernant ce qu’il ne possède pas, et il n’y a pas de vœu dans la désobéissance (1).
Tout bien acquis moyennant une contrepartie ne peut être repris à son propriétaire que contre contrepartie, conformément à ce qu’écrivit ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb — qu’Allah l’agrée — au sujet des biens des musulmans que des commerçants avaient achetés à des ennemis en guerre : il statua que, si le propriétaire versait au commerçant le prix que celui-ci avait payé, à défaut le propriétaire était plus en droit de le reprendre (2).
En effet, les mécréants ne se soumettent pas aux prescriptions des musulmans, et l’on ne permet pas au commerçant de se retourner contre eux pour récupérer le prix, car il n’a délivré le bien qu’en le payant ; sans cela, celui-ci aurait été perdu pour son propriétaire. Cette question est développée ailleurs (3).
L’intention, ici, est de montrer que le terme « propriété » est un genre qui englobe des espèces diverses ; la propriété n’est donc pas un concept uniforme dans toutes ses occurrences. Il faut toutefois qu’existe un certain pouvoir légal par lequel la Législation autorise son détenteur à exercer un type de disposition dans son propre intérêt, à la différence de celui qui agit au nom d’autrui, tel le tuteur ou le mandataire.