Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

En vérité, l’examen rigoureux montre que la propriété qui conférait d’abord un plein pouvoir de disposition a disparu ; il ne subsiste plus qu’une capacité de disposition restreinte. Or la propriété n’est autre que la capacité légale de disposer, et cette capacité varie : on peut être apte à un type de disposition sans l’être à un autre.

C’est là que beaucoup de juristes se méprennent : ils conçoivent la propriété comme une réalité unique, identique en tous ses objets, puis se querellent sur sa présence ou son absence dans divers cas, si bien que les deux avis — affirmation et négation — se révèlent erronés. Ainsi débattent-ils, par exemple, de la question de savoir si les mécréants possèdent les biens des musulmans ; si l’esclave possède ; si le waqf appartient au bénéficiaire, à l’initiateur du waqf, ou à Allah ; si le hady et l’ʿuḍḥiyah demeurent dans le patrimoine de celui qui les a destinés à ce rite ou en sortent, et d’autres questions analogues.

Celui qui affirme : « Les mécréants ne possèdent pas », avance : « Parce qu’ils sont injustes dans leur usurpation et deviennent, de ce fait, comme des usurpateurs. »

Leurs contradicteurs rétorquent : « L’usurpateur est tenu de garantir ce qu’il détruit au propriétaire lésé, alors que les mécréants, eux, ne garantissent pas. »

Les premiers répondent : « Ils ne tiennent pas pour illicite le combat, à l’instar des rebelles (ahl al-baghī). »

Les négateurs répliquent : « Les gens de la justice et de la rébellion ne sont pas, non plus, responsables de ce qu’ils détruisent par interprétation ; malgré cela, ils ne possèdent pas ce qu’ils ont saisi. L’absence de garantie n’implique donc pas la reconnaissance de la propriété. »

Les affirmateurs concluent : « Les mécréants estiment licite la possession de ce qu’ils ont conquis, contrairement aux rebelles qui ne considèrent pas licite de posséder ce qu’ils ont conquis. Il est manifeste que celui qui leur attribue une propriété identique à celle du musulman se trompe, de même que celui qui affirme qu’ils ne possèdent pas… »

والتحقيق: أَنَّ الملك الذي كان على ذلك أولًا من قدرته على التصرف المطلق زال، ولم يبق له إلا قدرة على تصرفٍ خاص، والملك هو القدرة الشرعية على التصرف، والقدرة تتنوع؛ فقد يقدر على تصرف دون آخر. ومن هنا يغلط كثير من الفقهاء فيجعلون الملك شيئًا واحدًا مماثلًا في محالِّهِ، ثم يتنازعون في ثبوته وانتفائه في مواضع، ويكون كلا القولين الإثبات والنفي خطأ؛ كتنازعهم في الكفار هل يملكون أموال المسلمين؟ وفي العبد هل يملك؟ وفي الوقف هل هو ملك للموقوف عليه أو الواقف أو لله؟ وفي الهدي والأضحية هل هو باقٍ على ملك مَنْ جعل ذلك هديًا وأضحية أو خارجٌ عنه؟ ونحو ذلك. فمن قال: الكفار لا يملكون، قال: لأنهم ظالمون بالاستيلاء فصاروا كالغاصبين. فقال منازعوهم: الغاصب يَضمن ما أتلفه للمغصوب وهؤلاء لا يضمنون. فقال الأولون: فإنهم لا يعتقدون تحريم القتال كأهل البغي. قال النفاة: أهل العدل والبغي لا يضمنون ــ أيضًا ــ ما أتلفوه بالتأويل، ومع هذا لا يملكون ما استولوا عليه، فلا يلزم من نفي الضمان ثبوت الملك. قال المثبتون: الكفار يعتقدون جواز تملك ما استولوا عليه، بخلاف أهل البغي فإنهم لا يعتقدون جواز تملك ما استولوا عليه، ومعلومٌ أَنَّ من جعلهم يملكون كما يملك المسلم منهم فقد غلط، ومن جعلهم لا يملكون

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies