Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

S’agissant de suspendre l’obligation de consacrer une bête en hady ou en ʿuḍḥiyah lorsqu’on entend par là un serment (1), si quelqu’un déclare : « Cette bête est un hady » ou « Celle-ci est une ʿuḍḥiyah », elle devient aussitôt hady ou ʿuḍḥiyah, de même qu’un esclave devient libre lorsque l’on dit : « Cet esclave est libre », qu’une terre devient waqf pour les nécessiteux lorsque l’on dit : « Cette terre est waqf pour les nécessiteux », ou qu’un cheval devient ḥabs dans la voie d’Allah lorsqu’on dit : « Ce cheval est ḥabs fī sabīl Allah ». Puis, si l’on a visé par tout cela l’expression d’un serment, l’expiation du serment suffit. De même que l’esclave sort de la propriété de son maître par l’affranchissement, la terre (2) sort de la propriété de son détenteur par le waqf. Reste à savoir si, pour la validité du waqf, il faut nécessairement retirer la chose de sa main ; deux avis célèbres – deux versions rapportées d’Aḥmad – se partagent la question :
– Selon le premier, cela est requis, comme l’affirment Mālik et Muḥammad b. al-Ḥasan ;
– Selon le second, cela n’est pas requis, conformément à l’avis d’al-Shāfiʿī et d’Abū Yūsuf.

Il en va de même pour le hady et la ʿuḍḥiyah : cessent-ils de relever de la propriété du déclarant par cette simple parole, ou doit-il en outre les soustraire à sa possession en les immolant ? Deux opinions se font face.

Les savants ont également divergé quant à la possibilité de remplacer le hady (3) ou la ʿuḍḥiyah par une bête meilleure. Le texte transmis d’Aḥmad autorise ce remplacement, à l’instar de l’avis d’Abū Ḥanīfah. Dans son école, toutefois, on trouve une autre opinion, qui l’interdit, conformément à l’avis d’al-Shāfiʿī ; tel fut le choix d’Abū al-Khaṭṭāb (4).

Lui-même, ainsi qu’un groupe de savants, a fait dépendre cette divergence de celle concernant la sortie — ou non — de la chose de la propriété.

(1) Il semble que son orthographe originelle fût «قتل», mais la forme ici attestée est la correcte. (2) À l’origine : «العتق», et il se peut que la forme établie ici soit la bonne, comme indiqué plus haut. (3) Ajout exigé par le contexte. (4) Majmûʿ al-fatâwâ, vol. 31, p. 212, 232, 240, 252 ; al-Fatâwâ al-kubrâ, vol. 4, p. 359. Voir ce qui suit (p. 352).
في تعليق وجوب جعل البهيمة هديًا وأضحية إذا قصد (١) به اليمين، فإنه إذا قال: هذا هدي وهذه أضحية صارت هديًا وأضحية؛ كما يصير العبد حرًا إذا قال: هذا حر، وكما تصير الأرض وقفًا على المساكين إذا قال: هذه وقف على المساكين، وكما يصير الفرس حبسًا إذا قال: هذه الفرس حبس في سبيل الله، ثم إذا قصد بذلك كُلِّهِ اليمين أجزأت فيه كفارة اليمين، وكما أن العبد يخرج عن ملكه بالعتق، فكذلك الأرض (٢) تخرج عن ملكه بالوقف، لكن هل يشترط في الوقف إخراجها عن يده؟ على قولين مشهورين هما روايتان عن أحمد؛ أحدهما: يشترط كقول مالك ومحمد بن الحسن. والثاني: لا يشترط؛ كقول الشافعي وأبي يوسف. وكذلك الهدي والأضحية؛ هل تزول عن ملكه بذلك أم يجب عليه أن يزيله بالذبح؟ فيه قولان. وقد تنازع العلماء في إبدال [الهدي] (٣) والأضحية بخير منها والمنصوص عن أحمد جواز ذلك كقول أبي حنيفة، وفي مذهبه قول آخر: لا يجوز كقول الشافعي، اختاره أبو الخطاب (٤) . وجعل هو وطائفة معه هذا الخلاف مستلزمًا للخلاف في زوال الملك؛
(١) كأن رسمها في الأصل: (قتل)، والصواب ما أثبت. (٢) في الأصل: (العتق)، ولعل الصواب ما أثبتُّ؛ كما تقدم قريبًا. (٣) إضافة يقتضيها السياق. (٤) مجموع الفتاوى (٣١/ ٢١٢، ٢٣٢، ٢٤٠، ٢٥٢)، الفتاوى الكبرى (٤/ ٣٥٩). وانظر ما سيأتي (ص ٣٥٢).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies