Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et de même, s’il disait : « Il m’incombe, par le pacte et l’alliance d’Allah, d’accomplir assurément telle chose », cela constituerait un serment ; et s’il disait : « Il m’incombe d’accomplir assurément telle chose », cela serait également un serment, et ainsi de suite.

Le Très-Haut dit :

« Et remplissez le pacte d’Allah lorsque vous avez conclu un engagement, et ne rompez pas vos serments après les avoir consolidés, alors que vous avez pris Allah comme Garant à votre égard. »
[An-Naḥl, 91]

De même, s’il disait : « Je témoigne par Allah que j’ai commis l’adultère », cela serait un serment plus appuyé encore que de dire : « Je jure par Allah que j’ai commis l’adultère » ; il s’agit là d’un témoignage confirmé par le serment.

Septième point :
Il a dit : « Ainsi, l’expiation est alors due pour avoir délaissé l’affranchissement, non pour avoir accompli l’acte ; le vœu devient comparable à un serment conditionnel, comme s’il disait : “Par Allah, si j’accomplis telle chose, j’affranchirai cet esclave.” S’il affranchit, il aura tenu son serment sans encourir de parjure ; s’il n’affranchit pas, l’expiation devient obligatoire pour lui. » Puis il ajouta : « Comprends bien ceci, car c’est une question des plus précieuses ; par elle se manifeste la parole du Prophète ﷺ : “L’expiation du vœu est celle du serment.” (1) Nous y reviendrons ultérieurement. »

On dira : ce que tu as mentionné est exact, et — louange à Allah — c’est là parmi les arguments les plus forts en faveur de l’avis défendu par le répondant. Louange à Allah qui a fait de toutes les significations saines, dignes de vénération, des preuves pour cette opinion, et a fait de ce qui la contredit des significations corrompues et contradictoires.

En effet, ce qu’il a évoqué concernant la suspension de l’obligation d’affranchir, et le fait de la rendre effective lorsqu’on l’intend comme un serment, se retrouve également dans la suspension même de l’affranchissement ou dans son exécution lorsqu’on l’entend comme un serment ; il en est de même pour la suspension du divorce ou son prononcé lorsqu’on le vise par le serment, tout comme on le retrouve

(1) Sa référence a été indiquée plus haut (p. 92) ; il figure dans le Ṣaḥīḥ de Muslim.
وهو لو قال: عليَّ عهدُ الله وميثاقه لأفعلنَّ كذا، كان يمينًا، ولو قال: عليَّ لأفعلنَّ كذا، كان يمينًا ونحو ذلك. قال تعالى: {وَأَوْفُوا بِعَهْدِ اللَّهِ إِذَا عَاهَدْتُمْ وَلَا تَنْقُضُوا الْأَيْمَانَ بَعْدَ تَوْكِيدِهَا وَقَدْ جَعَلْتُمُ اللَّهَ عَلَيْكُمْ كَفِيلًا} [النحل: ٩١] . ولو قال: أشهد بالله لقد زنيت، كان هذا يمينًا أبلغ من قوله: أحلف بالله لقد زنيت، وهي شهادة مؤكدة باليمين. الوجه السابع: أنه قال: (فهي ــ حينئذٍ ــ مكفرة لترك العتق لا لحصول الفعل، وصار النذر كاليمين المعلَّقة، كأنه قال: والله إنْ فعلتُ كذا أعتقتُ هذا العبد، فإنْ أعتقَ فقد بَرَّ في قَسَمِهِ ولم يحنث، وإنْ لم يُعْتِق فقد وجَبَت عليه الكفارة. ثم قال: فافهم هذا، فإنه من نفيس البحث، وبه يظهر قوله - صلى الله عليه وسلم -: «كفارة النذر كفارةُ يمين» (١) وسيكون لنا عَودَةٌ إلى هذا البحث). فيقال: هذا الذي ذكرتَه صحيح، وهو ــ ولله الحمد ــ من أعظمِ الحجج للقول الذي نَصَرَهُ المجيب؛ فالحمد لله الذي جَعَلَ المعاني الصحيحة التي تستحق التعظيم كلها حجة على ذلك القول، وجعل ما يُخالفُهُ معاني فاسدة [٣٦/ أ] متناقضة. فإنَّ هذا الذي ذكره في تعليق وجوب العتق وإيجابه إذا قصد به اليمين هو موجود في تعليق وقوعه وإيقاعه إذا قصد به اليمين، وهو ــ أيضًا ــ موجود في تعليق وقوع الطلاق وإيقاعه إذا قُصِدَ به اليمين، كما أنه موجود
(١) تقدم تخريجه في (ص ٩٢)، وهو في صحيح مسلم.

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