« Le vœu constitue l’expiation d’un serment » (1). Ici, l’unique dessein de celui qui parle est d’exhorter son âme à le tuer ; il s’est ainsi imposé cette action pour Allâh, de la même façon qu’il se l’imposerait en jurant par Allâh : « Je le tuerai assurément » (2).
Quant à celui qui prétend qu’aucune charge ne lui incombe parce qu’il se serait engagé dans une désobéissance envers Allâh, il ressemble à celui qui affirme à propos de la parole : « Par Allâh, je le tuerai », qu’il n’a rien à expier s’il ne l’a pas tué ; car il s’est engagé, par Allâh, dans un péché, et son expiation consiste précisément à l’abandonner.
Il en va de même de l’avis de celui qui dit : « Le mari qui a prononcé l’îlâʾ n’a rien à expier s’il revient (sur son serment) », au motif qu’il aurait alors accompli ce qui lui est obligatoire. Toutes ces personnes n’ont pas pris en considération la raison qui rend l’expiation obligatoire : la violation de la sacralité des serments prêtés au Nom d’Allâh et la diminution de la vénération que le cœur doit à Allâh lorsqu’on s’engage envers Lui sans honorer cet engagement.