Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

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L’opposant dit :
« Vingtièmement : si le divorce ne pouvait pas prendre effet au moment où la condition se réalise, le serment ne se formerait pas par ce moyen. Ainsi, lorsqu’un homme dit à une étrangère : “Si tu entres dans la maison, tu es répudiée”, puis qu’il l’épouse ensuite et qu’elle y entre, rien ne lui incombe, sans aucune divergence. Si donc la seule intention de jurer suffisait, elle aurait suffi dans ce cas.

Si tu dis : “Il faut à la fois l’intention de prêter serment et le fait que l’acte en question serait normalement effectif sans cette intention ; or, c’est précisément l’intention de prêter serment qui l’empêche. Il en va de même pour le vœu de contestation (nadhar al-lajâj) : la chose qu’on y mentionne ne se réalise pas, d’après ceux qui imposent l’expiation ou la considèrent comme immédiate, et pourtant le serment s’y établit malgré tout.”

Je réponds : celui qui formule un vœu dans un esprit de défi s’oblige à faire coïncider l’acte dont il veut s’abstenir – l’affranchissement d’un esclave, par exemple – avec la réalisation de cet acte, tout comme celui qui jure s’oblige à faire coïncider ce sur quoi il jure avec la glorification du Nom juré.

Lorsque cet acte survient, on lui dit : “Si tu affranchis (1), tu auras rempli l’engagement que tu as pris de lier l’affranchissement à l’acte. [32 a] Ce sera alors comme si tu n’avais pas commis de parjure et que tu avais continué d’observer la sacralité du Nom. Mais si tu t’abstiens d’affranchir, tu auras contrevenu (2) à ton engagement et abandonné ce que tu avais décidé d’associer à l’acte, tout comme le parjure qui rompt son serment renonce à la sacralité du Nom ; l’expiation (3) t’incombe donc. Elle expie alors le fait d’avoir délaissé l’affranchissement, non la survenue de l’acte. Ainsi, le vœu devient semblable à un serment conditionnel, comme si…"

(1) Dans le texte original : « عتقت », la lecture retenue dans al-Taḥqīq. (2) Dans al-Taḥqīq : « خالفت ». (3) Dans le texte original : « تجب », la lecture retenue dans al-Taḥqīq.
فصل قال المعترض: (العشرون: لو لم يكن الطلاق بحيث يقع عند الشرط لم تنعقد اليمين به، كما لو قال للأجنبية: إنْ دخلتِ الدار فأنت طالق، وتزوجها بعد ذلك ثم دخلتِ الدار؛ فهذا لا يلزمه شيء بلا خلاف، فلو كان قَصْدُ اليمين وحده كافيًا لكفى ههنا. فإن قلتَ: قصد اليمين مع كون الشيء بحيث يقع لولا إرادة اليمين، فإرادة اليمين مانعة؛ وكذلك نذر اللجاج فإنَّ ما سماه في نذر اللجاج لا يحصل عند القائلين بالكفارة أو التنجيز ومع ذلك تنعقد اليمين به. قلتُ: الناذر في اللجاج ملتزم لاقتران الفعل الذي مقصوده الامتناع منه بالإعتاق مثلًا، كما أَنَّ الحالف ملتزم لاقتران ما حلف عليه بتعظيم المحلوف به، فإذا حصل ذلك الفعل فنقول له: إن أعتقت (١) فقد وَفَّيْتَ بمقتضى التزامك من اقتران الإعتاق بالفعل، [٣٢/ أ] وصار كما لو لم يحنث في الأيمان، واستمريت في التزام حرمة الاسم، وإنْ تركتَ العتق تكون قد خالفته (٢) وتركت ما التزمت اقترانه بالفعل، كما لو خالف الحالف بالحنث فترك مقتضى ما التزمه من حرمة الاسم، فتجب (٣) عليك الكفارة؛ فهي حينئذٍ مكفَّرة لترك العتق لا لحصول الفعل، وصار النذر كاليمين المعلقة، كأنه
(١) في الأصل: (عتقت)، والمثبت من «التحقيق». (٢) في «التحقيق»: (خالفت). (٣) في الأصل: (تجب)، والمثبت من «التحقيق».

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