Ma grâce, et J’agrée pour vous l’Islam comme religion. » [al-Mâʾida : 3]
Cependant, il arrive que bien des gens ne distinguent pas ce qu’Allah — exalté soit-Il — a clarifié et indiqué parmi les jugements, ni les attributs pertinents auxquels Il les a rattachés, ni les intérêts et les sagesses qu’ils recèlent. Ils peuvent s’imaginer que ce qu’Il a délaissé et abrogé recèle un avantage et convient, alors que l’utilité qu’il pourrait contenir — si utilité il y a — est supplantée par un préjudice prédominant. De même, s’il s’y trouve quelque convenance, elle reste moindre que la convenance qui commande son opposé.
Or le Législateur, le plus sage des sages, fait prévaloir, lorsqu’il y a conflit et concurrence, l’intérêt le plus déterminant, même si le moindre est manqué (1) ; de même Il repousse la plus grande des deux corruptions, fût-ce au prix de la moindre. Ainsi Allah, exalté soit-Il, a dit :
« Ils t’interrogent au sujet du vin et du jeu de hasard. Dis : “Il y a, dans l’un et l’autre, un grand péché et aussi des avantages pour les gens, mais leur péché est plus grand que leur avantage.” » [al-Baqarah : 219]
et Il a dit :
« Ils t’interrogent au sujet du mois sacré : y est-il permis de combattre ? Dis : “Combattre en ce mois est un grave péché ; mais faire obstacle au sentier d’Allah, mécroire en Lui, profaner la Mosquée sacrée et en expulser ses habitants sont, auprès d’Allah, plus graves encore, et la tentation est plus grave que le meurtre.” » [al-Baqarah : 217]
et Il a dit :
« Et s’il n’y avait pas des hommes croyants et des femmes croyantes… »