Ces trois premières réfutations portaient donc sur une seule et même fatwā d’Ibn Taymiyya (1).
Quatrième réplique :
« ad-Durratu al-Muḍiyya fī ar-Radd ʿalā Ibn Taymiyya ».
Cinquième réplique :
« Muʾākhadhāt Taqiyy ad-Dīn as-Subkī ʿalā Risālat Ibn Taymiyya (al-Ijtimāʿ wal-Iftirāq fī Masāʾil al-Īmān waṭ-Ṭalāq) » ; il en acheva la rédaction à l’aube du mercredi 10 Ramaḍān 718 H.
Sixième réplique :
« an-Naẓar al-Muḥaqqaq fī al-Ḥalfi biṭ-Ṭalāq al-Muʿallaq » (2). Cet épître n’est pas une réponse à une fatwā précise ; il la composa dans la nuit du mercredi 29 Muḥarram 725 H.
Ces réfutations illustrent l’ampleur de la controverse et l’énergie qu’as-Subkī déploya à suivre les fatwās d’Ibn Taymiyya pour les réfuter ; car
« il dégaina son épée, en affila les deux tranchants, repoussa l’adversaire — ennemi des plus opiniâtres — le pressa de près sans qu’il fût en fuite, l’affronta tel un soleil qui éblouit les regards, le combattit — et combien peina-t-il ! — à la manière du héros qui demeure ferme lorsqu’ʿAlī tient en main Dhul-Faqār » (3).
As-Subkī se faisait un honneur tout particulier de sa réfutation d’Ibn Taymiyya sur la question du divorce conditionnel ; il se récita même des vers où il évoquait la réponse d’Ibn Taymiyya à Ibn al-Muṭahhir, le râfiḍî, ainsi que les reproches qu’il lui adressa.