« Voilà l’expiation de vos serments lorsque vous avez juré. »
(Al-Mâʾidah, 87-89),
et Il dit encore :
« Allah vous a certes prescrit la dissolution de vos serments. »
(At-Taḥrîm, 2),
et Il dit aussi :
« Les femmes répudiées doivent attendre par devers elles trois cycles menstruels, et il ne leur est pas licite de dissimuler ce qu’Allah a créé dans leurs entrailles. »
(Al-Baqarah, 228).
Ainsi, Allah – exalté soit-Il – a exposé dans Son Livre le statut des serments des croyants, de même que le statut du divorce. Parmi les formulations employées, certaines constituent, par consensus des musulmans, un divorce légal ; c’est le cas du divorce effectif lorsque l’époux le prononce de façon licite et en réunissant toutes ses conditions, par exemple lorsqu’il dit à son épouse : « Tu es divorcée », « Répudiée », « Je t’ai répudiée », ou toute expression analogue. D’autres formulations relèvent, là encore par accord unanime, du serment soumis à expiation, tel le serment prêté au Nom d’Allah – par exemple : « Par Allah, j’accomplirai certainement telle chose » – lorsque sont remplies les conditions qui font d’un serment un serment expiable. D’autres expressions, enfin, font l’objet d’une divergence entre les musulmans.
Il en est ainsi de certaines paroles qui constituent un affranchissement, d’autres qui constituent un ẓihâr, d’autres encore qui constituent un vœu ; et il existe des formulations au sujet desquelles les musulmans ont discuté pour savoir si elles relevaient du divorce, du ẓihâr ou du vœu. Et lorsqu’il s’agit d’un serment, la question se pose de savoir s’il appelle l’expiation prévue pour les serments ou s’il n’est pas (1) soumis à cette expiation.
Ainsi, si l’on juge qu’une formule n’est pas un serment mais un divorce, elle est alors un divorce, et aucune expiation n’est due pour le divorce, par consensus des musulmans. Il en va de même pour l’affranchissement : aucune expiation n’y est rattachée ; dès lors, si l’on affirme qu’il ne s’agit pas d’un serment, l’affranchissement prend effet.
Quant au ẓihâr, lorsqu’on ne le considère pas comme un serment mais comme un véritable ẓihâr, il requiert l’expiation propre au ẓihâr, en vertu du texte révélé et de l’unanimité des savants. De même, lorsqu’un vœu est formulé de façon conditionnelle : si l’on décide qu’il ne s’agit pas d’un serment mais bien d’un vœu, il peut alors devenir obligatoire d’y