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L’objecteur a dit :
« Dix-neuvièmement : les preuves qu’a avancées Ibn Taymiyya (1) – et qu’il imagine également probantes – se ramènent à deux points : le premier est que la suspension, sous cette forme, est appelée “serment” ; le second est qu’elle n’est pas appelée “divorce”.
Quant au premier point, nous l’avons récusé ; et nous avons montré que cela ne repose que sur l’usage conventionnel, non sur la langue ni sur la Loi révélée. Le divorce ne prend effet, lorsqu’il est lié à un serment, que s’il est formulé de façon déterminée, comme lorsqu’on dit : (2) « J’ai juré par ton divorce. »
Quant au second point, il est également irrecevable ; et nous avons établi qu’il s’agit bel et bien d’un divorce.
Ensuite, la parole de celui qui déclare : « Je l’ai instruit, mais il n’a pas appris » est soit prise au sens propre, soit au sens figuré. Si elle est prise au sens propre, il faut nécessairement que le simple fait de suspendre le divorce constitue un divorce. Si elle est prise au sens figuré, il n’y a aucune difficulté : lorsque le savoir se réalise effectivement, l’attribution du terme « apprentissage » devient vraie (3), et il n’y a rien d’impossible à retarder l’usage du mot « enseignement » jusqu’à ce que ses causes produisent leur effet. Quand cet effet se produit, l’appellation « enseignement » s’avère vraie au sens propre ; autrement, il en résulterait qu’aucun enseignement ne saurait jamais être avéré, ni avant l’acquisition du savoir (4) ni après, car le savoir, en général, ne se forme pas au moment même de l’enseignement : un délai est inévitable. De même, pour le divorce suspendu, l’application du terme